Présidentielle 2020 : « On n’a plutôt à faire à un simulacre d’élection avec un faire-valoir de certains candidats… »

Alors que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est à pied d’œuvre pour l’organisation de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, Bah Oury dénonce ce qu’il qualifie de ‘’simulacre d’élection’’.

Au début de semaine, la CENI a présenté les statistiques finales du fichier électoral.  Au total 5,4 millions d’électeurs seront aux urnes le 18 octobre prochain. Un chiffre global dont la répartition présente de fortes disparités. Ainsi, la région de Kankan, fief historique d’Alpha Condé, concentre 22 % des électeurs (1,17 million), soit plus que la région de Conakry (19 % des électeurs, avec 1 million d’inscrits).

Pour le président de l’UDRG près de 50% de ceux qui figurent dans ce fichier électoral sont considérés comme étant litigieux et problématiques. De ce fait, dit-il, il n’est pas question de parler d’élection en république de Guinée dans ce contexte 

« Vous avez un fichier électoral totalement corrompu dont près de 50% de ceux qui figurent dans le fichier et plus sont considérés comme étant litigieux et problématiques. L’un dans l’autre avec ses institutions, CENI ou cette cour constitutionnelle qui ne sont pas en face avec les exigences de la transparence et de la régularité, vous ne pouvez pas parler d’élection en république de Guinée dans ce contexte » soutien-t-il.

L’institution en charge des élections annonce que le fichier présenté était définitif, et que la distribution des cartes d’électeurs commencerait dès ce vendredi 18 septembre.

Selon Bah Oury « On n’a plutôt à faire à un simulacre d’élection avec un faire-valoir que certains candidats qui ont accepté de jouer. La Guinée et les guinéens ne doivent pas se laisser instrumentalisés par ce qui est prétendument présenté comme une consultation électorale ».

Toutefois, prévient le président du parti UDRG, « Il y aura des diatribes, il y aura des provocations de gauche à droit mais que les guinéens refugient de tomber dans les pièges et continuent à vaquer tranquillement à leurs occupations, pour subvenir à leurs besoins de leurs familles et assurer leurs responsabilités de parents et de citoyen ».

Mohamed Barry

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