Alors que le président de la République, Mamadi Doumbouya, participait ce mercredi 23 septembre aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, plusieurs Guinéens opposés au pouvoir ont organisé une manifestation dans la ville américaine pour dénoncer la gouvernance actuelle en Guinée. Les manifestants ont notamment exprimé leur mécontentement face à la situation des libertés publiques et aux disparitions forcées.
Cette manifestation n’a pas laissé indifférent le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo. Dans une réaction consacrée à cette mobilisation, il a défendu l’image de la Guinée présentée, selon lui, sur la scène internationale.
« Cette semaine, la Guinée s’est présentée à la table des nations. Elle y est venue avec ce qu’elle est devenue depuis plusieurs années : un pays qui construit, qui parle, qui trace son propre chemin », a-t-il déclaré.
Le ministre a notamment mis en avant les infrastructures et les grands projets en cours, ainsi que ce qu’il considère comme une affirmation de la souveraineté et de la voix de la Guinée dans les instances internationales.
Réagissant directement à la manifestation organisée à New York, Ousmane Gaoual Diallo a estimé que cette mobilisation donne, selon lui, une image négative du pays au moment où la délégation guinéenne participe aux travaux de l’ONU.
« Et pourtant, au moment précis où cette voix s’élevait, quelques autres, depuis New York, ont choisi de défigurer cette place. Ce n’est pas un désaccord politique qu’elles expriment. C’est une démarche : faire du nom de la Guinée un mot de chaos plutôt qu’un mot de progrès », a-t-il affirmé.
Le ministre a toutefois distingué le droit de manifester de l’opportunité du choix du moment. « Cela n’a rien à voir avec le droit de manifester, que nul ne conteste. Mais choisir précisément l’heure où son pays se présente au monde pour organiser son discrédit, ce n’est pas exercer un droit. C’est prendre une décision », a-t-il déclaré.
Ousmane Gaoual Diallo considère ainsi que cette démarche constitue, selon son interprétation, « un renoncement à ce qui, au-delà des désaccords, devrait unir tous ceux qui portent le même passeport ». Il a également relativisé la portée de cette mobilisation, estimant que quelques voix ne peuvent prétendre représenter l’ensemble de la population guinéenne.
« On ne représente pas dix-sept millions de Guinéens avec quelques voix. On ne défend pas la Guinée en cherchant à la fragiliser sur la seule scène où elle vient d’exister pleinement », a-t-il ajouté.
Pour conclure, le ministre des Transports a appelé à distinguer les divergences politiques de l’image globale du pays, estimant que « La Guinée est plus grande que ceux qui la salissent. Elle est portée par ceux qui la vivent, qui la travaillent, qui la font avancer chaque jour. À ceux-là, notre respect et notre reconnaissance », a-t-il conclu.
Mansaré Soumah Naby Moussa
