N’Zérékore/Baccalauréat: Le domicile d’un délégué attaqué, sa vie et celle de sa famille menacées

Dans la nuit du vendredi 23 juillet à samedi 24 juillet 2021, le domicile d’un délégué au baccalauréat session 2021 a été attaqué par des inconnus. Ibrahima Sory Camara était délégué au centre de l’ecole primaire Zegbela Togba Pivi. l’acte s’est passé au quartier Commercial secteur Ossud.

Interrogée, la victime revient sur les circonstances dans lesquelles son domicile a été attaqué.

« J’ai reçu un appel inconnu l’intéressé m’a demandé si j’ai des enfants j’ai dit oui j’ai des enfants, il m’a dit ce que je suis en train de faire c’est bon, mais de laisser les enfants copier. Je lui ai dit mon ami moi je fais mon travail, je ne triche pas. Entre-temps j’ai coupé. Quelques minutes après il m’a envoyé ce premier message “sache que la vie de ta famille est visée mon frère surtout Bingo ton fils”. J’ai un enfant qui a 5 ans. Donc je me suis dit c’est quelqu’un qui connait très bien ma famille. A 1 heure du matin ils sont venu pour attaquer la maison. Ils ont escaladé le mûr, une partie est même tombée à terre. Après ils ont mis le gazoil à la porte et ils ont mis le feu. Quand j’ai senti l’odeur je me suis levé j’ai vu ça. Après j’ai reçu un second message à 1 heure du matin encore qui me dit ceci :”Salut camarade j’ai empêché les gens de ne pas brûler ta maison et ta voiture. A toi de voir demain on n’a trois matières déjà ta femme est ciblée à Conakry”. Après quelques temps j’ai reçu un troisième message qui me dit ceci:” Si tu veux, informe la DPE ou inspecteur, mais l’essentiel c’est toi. Libérez les enfants demain, c’est-à-dire les laisser copier.

J’ai informé les autorités. Ce matin(vendredi) quand je suis allé à l’école après la montée des couleurs, soudain j’ai vu un groupe de candidats qui sont venus prendre mes pieds en pleurant en larme pour me dire de les laisser aujourd’hui copier j’étais ébahi, mais ça m’a pas ébranlé j’ai continué mon travail jusqu’à la fin. A la fin des épreuves, ils se sont arrêtés à la porte qu’ils ne partent pas, il faut qu’on leur donne leurs téléphones. Pour me retirer d’eux j’ai appelé la DPE qui a appelé la sécurité pour m’accompagner jusqu’ici. Je me sens menacé je viens de négocier avec la gendarmerie pour ma sécurité et celle de famille », relate Ibrahima Sory Camara.

Plus loin, ce délégué a dénoncé la mauvaise attitude des fondateurs des écoles privées.

« A la veille de l’examen un des fondateurs d’une école privée était venu me voir à 22 heures, mais moi quand je rentre je ferme ma porte, et quel que soit l’intéressé si je te connais pas je n’ouvre pas. Le lendemain matin j’étais prêt pour aller à la préfecture, les deux rentrent, ils m’ont fait savoir que c’est eux qui tappions la porte. Je leur ai demandé le motif ils ont expliqué en me disant qu’ils ont leurs candidats dans mon centre. Je leur ai dit: dites aux candidats d’apprendre d’ailleurs je suis en retard pour le travail c’est là ils ont pris leur voiture et sont partis. C’est de dire aux fondateurs d’éviter une telle chose. Ils font tout ça pour avoir les gens dans leurs écoles, mais ce n’est pas la bonne manière. Même si tu n’as que deux ou trois élèves s’ils sont bien formés, les gens viendrons dans ton école, mais ce n’est pas en traitant pour les candidats que votre école sera une grande école. Non, il faut bannir ça. Les candidats doivent avoir confiance en eux d’abord, cesser de copier», a dénoncé ce délégué.

Pour terminer il interpelle les autorités de respecter les mesures et des parents d’élèves de supporter des enfants tout en leur disant de travailler et de ne pas payer aux gens pour travailler à la place de leurs enfants.

A signaler, au centre Zegbela Togba Pivi où était ce délégué, il y’a eu 43 téléphones portables saisis.

De N’zerekore Yoma Neyo Tinguiano kalenews.org

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