Nouveau gouvernement : Des citoyens de Kérouané en colère menacent de chasser le préfet

Depuis le premier décret composant le nouveau gouvernement, les voix de mécontentement se font entendre dans la préfecture de Kérouané, fief indiscutable du parti au pouvoir. Des jeunes qui sont fâchés contre le président Alpha Condé de n’avoir pas nommé un fils de leur localité menacent de  chasser les représentants de l’Etat dans les circonscriptions de Kérouané.

« Depuis 1992, le président Alpha Condé est rentré en Guinée comme opposant. Toute la préfecture de Kérouané l’a accueilli et  soutenu et il a eu le pouvoir. Quand un démocrate vient au pouvoir, il appelle ses amis démocrates pour travailler, mais on a compris que tel n’est pas le cas.

Kérouané a toujours été premier quand il s’agit des élections communales, législatives et présidentielles. La dernière élection qui vient de se passer, Kérouané a été premier (100%). Mais on a compris que quand une préfecture fait 100%, il n y a pas de développement. Nos mamans et nos papas sont morts à cause de lui, mais malheureusement lui (Alpha Condé) nous a ignorés. Et nous maintenant, on est prêt à se faire entendre. On veut entendre un décret nommant les cadres de Kérouané», Camara Souleymane, un des leaders de la sous-préfecture de Kérouané, secrétaire politique de la section RPG arc-en-ciel et adjoint du directeur communal de la jeunesse.

Si rien n’est fait d’ici le week-end, enchaine-t-il : «  On va paralyser la ville. Tous les représentants des sous-préfectures sont là à l’heure-là. Chaque sous-préfecture va chasser son sous-préfet et chaque préfecture va chasser son préfet. On n’a rien contre ces préfets mais ils sont les représentants directs du président. Donc quand il y a il y a problème, c’est à eux on passe le message ».

Au-delà de la nomination des cadres de cette localité, la population mécontente exige la réalisation des promesses tenues par le président  Alpha Condé :

 « Nous voulons aussi que le tronçon Kankan-Kérouané soit bitumé. Et il nous a promis aussi la construction d’une grande mosquée qui n’a pas vu encore le jour jusque maintenant ».

A en croire Camara Souleymane, le préfet de la commune urbaine de Kérouané s’entretient avec le Sotikèmo afin de trouver un terrain d’entente, mais, insiste-t-il, aucune négociation n’est possible.

Mansaré Naby Moussa

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