Mine d’or de Kounsitel, eldorado transformé en chaos pour les orpailleurs

La fermeture de la mine d’or de Kounsitel a suscité un sentiment de regret et de mécontentement chez les orpailleurs venus des différentes  régions. Après avoir effectué des dépenses pour accéder à la zone minière, sont nombreuses ces populations qui ne savent plus quoi faire.

Rebrousser chemin ou attendre la réouverture du site minier ? C’est l’interrogation qui taraude ces hommes de mines.  

Trouvez avec un visage serré, Alpha Oumar Touré venant de Siguiri témoigne: «  Je ne suis pas content de la décision. Nous n’avons aucun travail ici, nous comptons seulement que sur la mine. Actuellement en Guinée, il n’y pas de travail il y a des diplômés sans-emploi. Nous n’avons pas assez de moyens. 

Je suis venu pour avoir un peu et pouvoir aider ma famille. Nous avons dépensé beaucoup d’argent pour être là. Si on nous interdit l’accès, nous ne serons pas contents de ça. Nous sommes dans les difficultés, d’autres veulent rentrer et d’autres ne sait plus quoi faire », a-t-il témoigné avant de solliciter :

« Je demande aux autorités de nous faciliter l’accès aux lieux ».

C’est le même de cris de cœur chez Teliano Alphonse, diplômé venant de Kouré Malé :

« Si on se déplace pour être là et on nous dit que les lieux sont fermés, on ne peut rien car personne n’est au-dessus de la loi. Mais Le gouvernement doit comprendre que la jeunesse souffre pour manque d’emplois, nous avons nos diplômes dans nos valises. Tu te déplaces pour une cause et on t’interdit l’accès. C’est à cause de la pauvreté que nous sommes là.

Le gouvernement doit comprendre et laisser le lieu surtout avec toutes les dépenses effectuées. Les pères de famille ont pris toutes leurs dépenses pour être là. Nous sommes tenus obligés d’effectuer des doubles dépenses pour rentrer chez nous », explique-t-il.

Quant aux citoyens de la commune urbaine de Labé, ils craignent pour la sécurité, comme témoigne Abdoulaye Diallo : 

« Nous sommes vraiment très inquiets aussi. La sécurité n’est pas là s’il nous aide pas c’est pas bon ».

De Labé, Boubacar Garki Diallo pour Kalenews

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