Michel Pépé Balamou : «Au niveau de la société civile, nous sommes très ragaillardis»

Au sortir de la rencontre avec le président du CNRD, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de L’éducation (SNE) a exprimé son sentiment des actions annoncées par le colonel Mamady Doumbouya.

«C’est un sentiment de joie et d’espérance en un avenir radieux pour la Guinée puisque, le président du CNRD a mis un accent sur des valeurs cardinales qui doivent soustendre la transition et nous pensons que cela est de nature à garantir en quelque sorte une transition pérenne, durable et stable. Et cela nous permettra à l’avenir de ne plus retomber dans le cycle infernal d’instabilité institutionnelle», dit-il.

Ce syndicaliste est aussi revenu sur l’annulation du prélèvement des 5% sur le salaire des fonctionnaires.

«Au niveau de la société civile, nous sommes très ragaillardis. Vous-mêmes vous avez vu le communiqué numéro 21 qui porte sur l’abrogation du prélèvement de 5% sur le salaire incidiaire des fonctionnaires et 2% sur la pension de retraite. Nous saluons à sa juste valeur cette décision du CNRD et nous demandons à ce que le CNRD fasse en sorte que les travailleurs qui ont subi ce prélèvement au mois d’août dernier soient rétablis dans leurs droits et que les 18 % de la masse salariale que l’Etat avait l’habitude de donner à l’INAMO et à la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat soient gelés et qu’il y ait un audit sérieux dans ces deux institutions pour qu’on puisse savoir que depuis 2016 l’argent qui était dépensé là, que cet argent là soit connu et que ça a servi à quoi ? », soulève-t-il.

Dans son intervention, le secrétaire général du SNE a fait des propositions pour la stabilité du pays.

«Nous sommes dans un moment où il faut mettre la justice en valeur. Autre chose, il faut revoir la composition des conseils d’administration (CA) qui sont composés par les syndicalistes et les agents de la fonction publique pour comprendre s’il n’y a pas de syndicalistes qui occupent deux à trois postes dans ces conseils d’administration, puisqu’il faut faire en sorte que nous garantissions la stabilité dans ce pays. L’autre élément, il faudrait que la junte comprenne que l’augmentation du prix du carburant a eu une incidence sur le coût de la vie des travailleurs puisque le pouvoir d’achat s’est affaibli et le coût de la vie s’est élevé à une croissance exponentielle. Ça a eu un impact sur le transport, sur le coût du logement et les denrées de première nécessité», propose-t-il.

«Nous en tant qu’acteurs sociaux et intervenant dans le domaine de l’éducation, nous pensons qu’il va y avoir l’ouverture des salles de classe et cela va trouver que les élèves vont être confrontés au coût du transport, les étudiants et les enseignants eux-mêmes. A partir du moment où tout cela a été résolu, pour le moment nous pensons que les garanties suffisantes vont être trouvées pour nous permettre de sortir de cette ornière», conclut Michel Pépé Balamou.

Mansaré Naby Moussa 628-030-370

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