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HomeGUINEEMCI – EGCA-SATRAM, mêmes dirigeants, même combat, même fin ?

MCI – EGCA-SATRAM, mêmes dirigeants, même combat, même fin ?

Sous la direction de Ghassen Knani, Marine Contracting & Infrastructure (MCI) enchaine conflits et actions en justice et file droit vers sa fermeture comme ce fut le cas de Satram-Guinée que le même Ghassen avait dirigé.
La Guinée l’a connu lors du partenariat public privé signé entre l’Etat et la société spécialisée dans la logistique portuaire et de BTP, EGCA-SATRAM dont Ghassen Knani était le Directeur Pays.
En juillet 2016, dans le cadre d’un partenariat public-privé, une convention pour la réalisation et l’aménagement de 64 hectares sur la Corniche Sud de la Commune de Kaloum a été signée entre l’Etat guinéen représenté par le Ministère d’Etat à la Présidence de la République en charge des questions d’Investissement et du Partenariat Public-Privé, le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, le ministère de l’Economie et des Finances ainsi que le ministère du Budget et la société EGCA-SATRAM. Le coût des travaux étaient estimés à cent vingt millions de dollars américain (120.000.000 USD).
Malheureusement pour la Guinée, aucun coup de pioche n’aura été exécuté dans le cadre de cette convention. Un an après la signature de la convention en toute pompe, le gouvernement guinéen, par la voix de son Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, menaçait de résilier la convention et de poursuivre EGCA- SATRAM en justice pour n’avoir pas rempli sa part de contrat.
Satram survit néanmoins à ce fiasco sans doute parce que les avantages tels que l’exonération des droits de taxes de douane, y compris la TVA sur l’importation des équipements et matériels ont permis d’importer en Guinée des équipements de travaux publics qui auraient été utilisés à des fins autres que celles prévues à la convention.
C’est d’ailleurs probablement autour de certains de ces équipements qu’un litige a éclaté entre Satram et M. Mounir Nasser qui en aurait disposés faute d’avoir été payé pour ses services dans le cadre la signature de la convention PPP.
L’on comprend aisément pourquoi, le Groupe KAMMIS, après avoir réclamé le paiement de 30.000.000 USD à EGCA SATRAM, s’est finalement désisté de son action, désistement constaté par le Jugement N°146 du 08 Novembre 2018 du Tribunal de Commerce de Conakry.
L’on comprend également mieux les difficultés d’exécution du Jugement en date du 15 juillet 2019 du Tribunal de Première Instance de Kaloum ayant condamné Nasser Mounir à la restitution de la grue ou au paiement du montant de sa valeur. En effet dans un courrier adressé au secrétaire général à la Présidence chargé des Services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, Ghassen, le « capitaine d’industrie » a appelé le Colonel Thiegboro au secours et explique clairement que Satram-Guinée allait bientôt fermer portes et fenêtres faute de moyens.
Comment pouvait-il en être autrement pour une société érigée sur de fausses apparences, dirigée dans le mensonge et dans la roublardise, spécialisée dans les promesses mirobolantes qui ne sont jamais tenues. Aussi bien l’Etat guinéen que les partenaires d’affaires de M. Ghassen Knani ont été victimes de ce business modèle.

En début 2019 pendant que SATRAM faisait faillite sous sa direction, Ghassen Knani devient le principal dirigeant de MCI et très vite il renoue avec ses pratiques. Tout comme il a été difficile en son temps de retrouver de liens réels entre Satram Guinée et sa maison-mère, MCI semble se prévaloir d’appartenir au groupe Emirati Ghantoot sans réellement le prouver. La méthode semble la même, on prend un grand nom, on crée une entité locale qui s’en réclame et on va à l’aventure. Ceci a permis à MCI de signer des contrats de construction de routes minières et d’aménagement d’un port pour l’évacuation de la bauxite du projet Société des Bauxites de Guinée avec des sociétés de Monaco Resources Group (MRG). C’était pour Ghassen Knani, l’occasion de réussir un premier projet en Guinée. Mais hélas, les méthodes n’ont pas changé, il préfère user de ses armes favorites : duplicité, roublardise, coups bas. Pendant qu’il peine à délivrer dans les délais convenus les tronçons de routes minières, il se proclame investisseur et propriétaire des infrastructures en construction et entame en cette qualité des négociations avec de potentiels utilisateurs. Bien que ne disposant d’aucun titre minier, MCI écrit au Ministère des Mines et se déclare investisseur dans le secteur. MRG découvre stupéfaite la supercherie. Inquiétée par ce comportement inhabituel d’un sous-traitant, MRG rompt les contrats avec MCI d’autant plus que les délais de livraison n’étaient pas respectés.
La résiliation des contrats offre à MCI et surtout à Ghassen Knani l’occasion de revenir devant les cours et tribunaux. Pas moins de six actions judiciaires sont déclenchées par MCI (saisies des biens, exécution forcée de contrats, arrêt des travaux …) devant le tribunal de Commerce de Conakry. La multiplicité des affaires judiciaires révèle le manque de fondements juridiques et conduit aux échecs répétés. Toutes les actions déclenchées par MCI finissent indistinctement par un échec.

Comme si ces échecs devant les juridictions civiles et commerciales ne suffisaient pas, MCI, résolument tournée vers les conflits, dépose une plainte avec constitution de partie civile devant les juridictions répressives de Conakry. Dans un amalgame indescriptible, MCI tente de complexifier une affaire qui n’est que trop simple. Objectif : faire prendre au juge pénal des décisions concourant au blocage des activités de la SBG dans le cadre d’une information judiciaire. Cette tentative a également échoué, le juge pénal, gardien des libertés ne pouvant s’autoriser d’adopter ni une interprétation extensive de la loi restrictive des libertés ni une attitude qui ne protège le sacro-saint principe du contradictoire.

MCI, c’est cette entreprise qui n’a rien réussit en Guinée. MCI, c’est cette entreprise qui contraint ses sous-traitants locaux à s’endetter auprès des banques locales pour exécuter ses travaux alors qu’elle se présente comme un investisseur. MCI, c’est plusieurs milliards de dettes auprès des banques guinéennes, auprès de ses fournisseurs et prestataires. Yali Guinée, Leduc, Afrimarine confirmeront. MCI, c’est des chèques sans provisions à ses contractants.
MCI vient une fois encore d’être chassée du site de Dynamic Mining simplement parce qu’elle n’a jamais bien exécuté un contrat. MCI, ce sont des promesses mirobolantes faites à la Guinée et à tous ceux que ses dirigeants croisent et de qui ils attendent un quelconque service. MCI ne les tiendra pas.
Par contre, soyez avertis, partenaire de MCI un jour, ennuis judiciaires garantis le lendemain et pour toujours.
Cet appel à la vigilance va spécialement :

  • À l ’ANAIM et au Ministère des Mines et de la Géologie, le développement du Corridor Sud n’est pas l’apanage de petits arnaqueurs qui ont prouvé leur échec partout où ils sont passés.
  • Aux opérateurs miniers intéressés par l’utilisation des infrastructures du Corridor Sud : les promesses qui vous sont faites ne seront jamais tenues et vous finirez devant les cours et tribunaux.
    Mariame SYLLA, une observatrice du marché minier Guinéen
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