Mauvais état de la route Dalaba-Conakry, une source de perte pour les commerçants de fruits et légumes

La préfecture de Dalaba est réputée dans la production des fruits et légumes en Guinée, mais la commercialisation de ces produits pose d’énormes difficultés aux commerçantes parfois. Ces difficultés sont souvent liées à la dégradation très poussée de la route et le manque de moyens de transport.

« Dans cette activité nous rencontrons des  difficultés. On peut acheter des fruits d’une valeur de 10 millions ou plus mais si le camion retarde en cours de route beaucoup vont pourrir avant d’arriver à Conakry. En plus parfois il y a la rareté des véhicules de transport et les chauffeurs profitent pour augmenter les frais. Si on a l’habitude de payer 20.000 GNF par sac, ils nous disent 25.000 ou 30.000 GNF par sac. Tout cela joue sur notre économie. Mais ce qui nous fatigue de trop c’est la dégradation des routes, les camions tombent beaucoup en panne. Nous demandons aux autorités de nous aider à réparer les routes avant les grandes pluies sinon ça sera catastrophique », plaide Fatoumata Binta Bah vendeuse de légumes sur la nationale Dalaba-Conakry.

Pour sa part, Kadiatou Dansoko vendeuse de fruits sur la route Dalaba-Kankan se souvient de sa dernière perte : « je suis revenue de Kankan hier mais mon dernier voyage là on a fait trois jours sur la route. Le camion qu’on a emprunté est tombé en panne deux fois. Arrivée à Kankan la plupart des avocats étaient mûrs et d’autres ont pourri j’étais obligée de revendre à bas prix pour ne pas perdre tout mon argent. Dans ce voyage j’ai perdu 1.700.000 GNF. Mais cela ne me décourage pas parce que je suis habituée, dès fois on gagne et parfois on perd » dit-elle.

Cette autre vendeuse de fruits Djouheratou Sow sur la route Dalaba/Sierra-Leone rencontre le même problème. Elle a salué d’abord l’ouverture de la frontière Guinée Sierra-Leone avant de demander au gouvernement guinéen de s’investir pour donner aux usagers des routes de qualité pour faciliter le déplacement des commerçants et leurs marchandises.

Ces femmes caressent le rêve de devenir autonome. Certaines envisagent de payer leurs propres moyens de transports pour être indépendantes.

Hassatou Lamarana Bah

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