Mamy Diaby : « Moi je pense qu’il faut légiférer sur le stage en Guinée »

C’est le point de vue de Mamy Diaby, directeur général adjoint de l’ARTP. Abordant le thème ‘’Jeunesse et Formation’’ à l’occasion de la conférence inaugurale du cercle de réflexion Intelligentsia 3.0,  l’ancien directeur général adjoint de la SOGEB a suggéré l’instauration d’une loi sur le stage en Guinée. Ce qui pourrait renforcer, selon lui, la formation des jeunes sortis d’université.

« Moi je voudrais qu’on mette une loi en Guinée qui inciterait les entreprises en fonction de leur taille de prendre un quota de stagiaires par an. Pour moi la raison est simple. Quand une entreprise investit pour la formation d’un jeune,  elle n’a aucun intérêt de laisser le jeune aller ailleurs. Et le fait aussi que le jeune soit confronté au milieu professionnel, même s’il est n’est pas embauché par l’entreprise, il est sorti avec une expérience dans sa formation entrepreneuriale. Donc moi je pense qu’il faut légiférer sur le stage », a laissé entendre Mamy Diaby.

Pour le DGA de l’ARPT, il faut créer un pont entre le milieu estudiantin et le monde de l’entreprise :

«  Mais ces deux mondes-là ne se parlent pas. Il faut créer par exemple une porte ouverte où les universités peuvent se mettre en un consortium et les entreprises viennent pour  expliquer leurs visions. Et les universités cherchent ce qu’elles peuvent faire pour les entreprises », prévient-t-il.

Sur le même thème, Mamy Diaby a incité les jeunes à s’organiser pour faire face à l’offre des entreprises.

« Ce que je vais dire aux jeunes, il ne suffit pas de faire sa formation pédagogique et partir. Constituez-vous en des anciens étudiants d’université. Si moi je veux embaucher le coordinateur général ( de Intelligentsia ndlr ) dans mon entreprise, il est informé déjà. En amont, il peut aussi passer ce message dans son université. Donc c’est très important de vous constituer en des associations d’anciens élèves ».

Kalil Camara

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