Littérature : ‘’La Guinée en quête de rupture’’, c’est l’intitulé d’un nouvel ouvrage de Boubacar Yacine Diallo

Dans cette œuvre littéraire dont la sortie est  prévue ce mercredi 24 avril 2019, au Centre Culture Franco-Guinéen (CCFG), l’auteur s’interroge sur l’immobilisme dans la dynamique du développement de la Guinée, 60 ans après son accession à l’indépendance.   

Sur le message que cache le titre de son œuvre, Boubacar Yacine Diallo, informe que le premier titre qu’il avait suggéré pour son livre était  ‘’La rupture avortée’’. Parce que, dit-il, « Depuis 30 ans, j’observe l’évolution politique de la Guinée.  Il y a ce que j’ai vécu personnellement et il y a ce qui a été raconté dans le fil  de l’histoire. Et je me suis aperçu que je ne voyais pas de point de rupture dans la dynamique. Il est arrivé des moments où on a eu le sentiment que la rupture se produisait et soudain on a fait comme le caméléon : un pas en avant et deux pas en arrière. Donc j’ai discuté avec beaucoup de professeurs d’université et nous sommes arrivé à la conclusion que ‘’avorter’’ c’était trop pessimiste et nous avons positivé pour obtenir le titre ‘’La Guinée en quête de rupture’’ »,   dans les grands ‘’Gueules Grandes’’ ce mercredi 24 avril 2019.

Selon le journaliste-écrivain, le choix de ce titre est une interrogation que bon nombre d’observateurs se pose à savoir est-ce que les conditions dans lesquelles nous avons accédé à l’indépendance devraient être une chance ou un handicap pour le pays ?

 « Je constate simplement que 60 ans après notre indépendance, on a l’impression que l’immobilisme l’emporte plutôt sur la dynamique du développement et cette réalité me rend triste » déplore-t-il.  

Parlant de son livre, Boubacar Yacine Diallo, souligne : « Il s’agit d’un essai qui a été lu et accepté par l’Harmattan-Guinée avec une couverture faite par un jeune français parce que nous n’avions pas eu une image de couverture car il y a eu un débat sur ce qu’il fallait mettre à la couverture. Ainsi ce jeune a rêvé d’une Guinée qui prenait de l’envole dans l’Afrique. C’est pourquoi sur l’image de la couture du livre vous verrez que la carte de la Guinée est un peu inclinée qui prend l’envole en bas de l’Afrique ».

Plus loin, l’auteur  de ‘’La Guinée en quête de rupture’’ indique que beaucoup s’accorde à dire que les conditions dans lesquelles la Guinée a pris son indépendance auraient dû  projeter le pays au-devant de la scène. Mais il dénonce : « Il y a 30 ans, on nous disait on va vous donner de l’électricité, on va vous donner de l’eau alors que déjà avant 1945 la question sur le barrage de Konkouré était réglé.  Et c’est ce qu’on fait aujourd’hui  avec Garafiri, Amaréyah et Souapiti. Pourtant c’est ça le Konkouré. Si on avait réglé cette question à l’époque aujourd’hui on ne parlerait ni de manque d’eau ni de manque d’électricité. Nous avons pris notre indépendance avant les autres.  Pourquoi sont-ils en avance sur nous ? ».

Boubacar Yacine Diallo insiste que la réponse à cette question est toute simple car  le responsable de ce retard est l’élite guinéennes qu’il qualifie de bande de voyous de la république. « Il y a eu une succession de régime en Guinée mais je rends responsable une partie de l’élite.  Car l’élite c’est à la fois quelqu’un qui est instruit et qui est honnête. Il y a cette bande de voyous de la république qui ont toujours pris en otage les présidents depuis la fin de la révolution d’Ahmed Sékou Touré ».

Mohamed Barry, 224 6243 9 57 84

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