Libération des cadres de l’opposition : «L’ensemble des détenues politiques doivent bénéficier de la même attention, de la mobilisation… »

Le 16 juillet dernier, des cadres de l’opposition ont bénéficié d’une semi-liberté liberté pour des raisons de santé. Bah oury, président du parti UDRG estime que la liberté des cadres de l’opposition est un facteur qui pourrait contribuer à aplanir les tensions.

« Cette libération est une excellente évolution qui permet en attendant la phase du procès que les personnes puissent être dans un environnement beaucoup plus propice pour se reconstruire et être auprès des leurs pour vivre une vie normale. Mais cette libération contribue à faire baisser les tensions », souligne-t-il.

Cependant, le leader de l’UDRG rappelle que cette libération des cadres de l’opposition ne doit pas faire oublier des autres détenus.

« Il y a plus de 300 voire 400 autres personnes qui sont en détention à la centrale de Conakry et d’autres dans les autres maisons centrales du pays. Pour une sortie heureuse de cette crise, l’ensemble des personnes détenues à faits politique durant ces deux à trois dernières années, doivent bénéficier de la même attention, de la mobilisation de l’ensemble des organisations internationales. Et aussi bien des organisations internes qui sont membres de la société civile guinéenne et des partis politiques».

Selon lui, la libération des cadres de l’opposition devrait être un espoir pour les autres prisonniers qu’une issue similaire peut intervenir en leurs faveurs. C’est pourquoi, prévient-il, « il est nécessaire avec cette récente criminalité de tueries et d’emprisonnement, voire même d’exiler politique que la tourne cette page et avancer vers l’avenir. Sinon, il y a beaucoup de personnes qui ne pourront rien perdre de leur vie dans cette situation » indique Bah Oury.

Mohamed Barry

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