Les industries culturelles à l’économie nationale : « Ce n’est pas seulement les mines qui emploient… »

« L’apport des industries culturelles et créatives (cinéma, audiovisuel, musique et théâtre) à l’économie guinéenne ». Le thème était au centre des débats d’un panel animé à l’Université Nongo de Conakry (UNC), dans le cadre des activités de la 6ème édition du Festival de la Création Cinématographique de Guinée (FECCIG).

Sur les objectifs du panel, Noel Lama, DGA de l’Office national du Cinéma et directeur du groupe Holowaba, concepteur de l’événement, indique que l’initiative de ce débat sur la thématique de l’apport des industries culturelles et créatives  à l’économie guinéenne vise à attirer l’attention des décideurs et les structures privées sur les opportunités d’emploi qu’offre le secteur culturel guinéen.

« Ma partition au cours de ce panel était en quelque sorte de montrer à cette nouvelle génération que l’industrie culturelle offre d’énormes opportunités en matière de création d’emploi. Aujourd’hui, le secteur embauche déjà un grand nombre de jeunes qui se chiffre à plus de 6000 jeunes environ, qui évoluent dans les industries culturelles. Mais également nous voulons à travers ce panel élargir le débat aux décideurs qui sont l’Etat et les structures privées pour qu’ils puissent prendre à bras le corps ce secteur important de l’économie nationale. Car ce n’est pas seulement les mines qui emploient c’est aussi le cinéma, l’audiovisuel, la musique et le théâtre », explique M. Lama.

Pour sa part Dr Youssouf Keita, SG de l’Université Nongo de Conakry (UNC), en sa qualité de professeur d’économie trouve que le thème révèle d’importance capitale sur l’éveil de la conscience et la connaissance des étudiants.

Parce que souligne-t-il, « à travers ce genre de débat on les amène à sortir des salles des classes traditionnelles pour être confronter aux réalités du pays et du développement économique mondiale. Cette conférence a un effet important  non seulement sur les étudiants mais aussi sur la vie de notre université en vue de la promotion des filières peu connues aujourd’hui en Guinée. Ce panel sur l’apport des industries culturelles et créatives à l’économie nationale pousse les jeunes étudiants  à faire une analyse comparative entre les connaissances reçues au cours des débats à ce qu’ils apprennent en classe pour une meilleure de leur carrière académique».     

Parlant des acquis du panel, Mamadou Barry, élève en terminal sciences sociales, dira que la rencontre lui a permis de comprendre qu’il n’y a pas seulement que des filières standards  à faire comme spécialité. Mais qu’il y’a aussi d’autres comme le cinéma, l’audiovisuel, la musique et le théâtre.  Ainsi il précise : « au sortir de cette conférence débat nous avons compris qu’à part des industries d’automobiles et tant d’autres, l’industrie culturelle et créative est un poumon du développement économique d’un pays comme la Guinée ».  

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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