Les euros députés sur la crise en Guinée : « Le FNDC ne dira pas son dernier mot avant d’avoir atteint son objectif », Abdourahmane Sanoh

A travers une résolution en 19 points voté ce jeudi 13 février, le parlement européen s’est exprimé sur la crise en Guinée. Dans cette résolution les euros députés condamnent avec fermeté  l’incarcération d’Abdourahamane Sanoh  et d’autres dirigeants de l’opposition et de la société civile.

Au point 3 de leur résolution, les euros députés disent regretter profondément tout projet de modifier la constitution du pays en ce qui concerne le nombre du mandat présidentiel et invite le président de la République de Guinée à respecter la constitution de son pays, en particulier son article 27.

Réconforté par cette résolution du parlement européen, le coordinateur du FNDC estime que c’est la lutte du peuple de Guinée qui est en train d’être reconnu sur le plan international.

Avant de préciser : « Même si nous nous réjouissons de ses prises positions qui expriment la reconnaissance de la communauté internationale de la justesse du combat que mène le peuple de Guinée pour éviter l’accaparement du pouvoir par monsieur Alpha Condé et son clan, nous sommes très lucide dans notre combat et nous sommes convaincus qu’en réalité tout doit jouer ici en Guinée. Nous savons très bien encore que monsieur Alpha Condé est entrain de dérouler son programme comme si de rien n’était. Mais la Guinée n’est pas un pays isolé du monde et il est clair que le FNDC ne dira pas son dernier mot avant d’avoir atteint son objectif. Autant il va continuer a déroulé son programme autant nous allons continuer a mené le combat », a prévenu Abdourahmane Sanoh invité dans l’émission des Grandes Gueules.

Dans la même résolution, les euros députés de l’UE demandent à l’ouverture d’un dialogue entre les impliqués dans la crise guinéenne autour des questions qui fâchent. Sur la question, le coordinateur du front dressé contre une nouvelle constitution ne pas va du dos de la culière.

« Le FNDC reste disposé au dialogue souvenez-vous de notre trêve de la semaine dernière à la demande des leaders religieux de notre pays. Si on n’avait pas la volonté du dialogue on n’aurait pas fait cela. Mais ne confondez pas le dialogue avec la négociation sur le 3ème mandat. Il n’y aura pas de négociation sur le 3ème mandat, ça doit clair dans de tous les guinéens car il s’agit délibérément pour monsieur Alpha Condé de prendre le pays en otage et d’en faire une propriété privée, chose qu’on ne va permettre à personne, ni lui, ni son successeur éventuel  », tranche Abdourahmane Sanoh.

Par ailleurs le parlement européen de Strasbourg demande aux autorités guinéennes d’enquêter et de poursuivre conformément aux normes internationales je cite : « les membres des forces de sécurité contre lesquels il existe des preuves de responsabilités pénales pour des exactions passés et actuelles ».  

Mohamed Barry 

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