Lelouma : Le groupement Union Lafou demande un accompagnement pour pratiquer l’agriculture

Lafou est une sous-préfecture relevant de la préfecture de Lelouma dans la région administrative de Labé. Dans cette localité, les femmes se sont réunies en groupement pour être autonomes et avoir une indépendance financière. Ce groupement dénommé Union Lafou dirigé par Mme Aye Diallo, évolue depuis 16 ans dans la culture de l’oignon, de la tomate, le gombo et la carotte.

« Comme nous avons su que la singularité ne peut pas faire avancer les choses, on s’est dit mobilisons-nous pour travailler en groupe afin de voir si on peut avoir de l’avantage. Avant chaque personne travaillait pour soi. On s’est efforcé comme ça jusqu’à ce que la fédération paysanne du Foutah nous a suggéré de créer une union et on m’a appelé à Timbi pour ça. On s’est entendu et ils nous ont dit ce qu’ils veulent, c’est-à-dire comment travailler avec eux, respecter le programme surtout pour la semence», explique-t-elle avant de poursuivre :

« Aujourd’hui j’ai un hectare où je travaille sans problème. Nous remercions très bien la fédération paysanne du Foutah car elle aide beaucoup les groupements en matière de semence, du matériel pour nous faciliter la tâche.

Le groupement Union Lafou a généré des fruits, comme le confirme sa présidente « nous avons beaucoup de bénéfices dans ça car en pratiquant l’agriculture si on a un baptême, un mariage, etc. Nous prenons un peu dans la caisse pour utiliser à bon escient car c’est pour cela que nous avons créé ce groupement. Aujourd’hui nous avons quelque chose de 10.000.000 GNF dans notre caisse. Chacune de nous a son revenu, certaines parmi nous ont clôturé leurs potagers par des grillages, nous scolarisons nos enfants sans difficultés car on travaille bien » indique-t-elle. 

Par ailleurs, avec l’apparition de la pandémie à COVID-19, le groupement Union Lafou a rencontré quelques difficultés : « avant l’arrivée de cette pandémie à Coronavirus, on nous appelait souvent à des réunions à Timbi Madina mais depuis que cette maladie est apparue on n’a pas pu se retrouver pour des réunions. On avait des groupements d’alphabétisation au sein de nos groupements mais ils nous avaient appelées pour nous dire que toutes les activités sont arrêtées, que chacun reste chez lui, car la COVID-19 ne fait que fatiguer les gens », notifie-t-elle en soutenant :

« C’est quand nous pratiquons l’agriculture que nous saurons que chez nous est doux »

Dame Aye Diallo sollicite de l’aide auprès des bonnes volontés pour avoir les moyens propices afin de développer leurs actions. Elle a par la suite invité les femmes qui évoluent en milieu rural de faire des groupements pour éradiquer la pauvreté en Guinée. 

Hassatou Lamarana Bah

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