Législatives en Guinée : L’opposition dénonce l’opacité de la Céni dans le choix de l’opérateur technique

L’opposition républicaine exprime clairement son désaccord quant à la proposition faite par la commission électorale pour la révision du fichier électoral. 
En effet, la CENI vient de proposer un opérateur technique local, une société, qui dit-elle, sera contractualisée de droit guinéen ou elle-même la CENI pour assainir le fichier électoral.

Dénonçant l’opacité mais également la violation du code du marché public dans laquelle brillerait l’institution en charge des élections dans le choix de l’opérateur pour la révision du fichier électoral, honorable Cellou Baldé de l’UFDG estime que la CENI, par cette proposition, a fait un revirement.  

«La Céni a fait revirement à 190 degré car vous savez que ce n’est pas la première fois que l’on désapprouve  une décision prise par la CENI. Il vous souviendra que quand nous sommes rentrés de Kindia quand la Céni s’est lancée dans une procédure de recruter un opérateur qu’ils appellent aujourd’hui l’opérateur logiciel, nous avions tenu une conférence de presse à l’époque pour seulement dénoncer l’opacité qui entourait cette opération mais également la violation du code du marché public. Parce que nous avions estimé que les procédures n’avaient pas été respectées et la Céni à la base avait déjà par devers elle un opérateur à laquelle elle a donné la demande de proposition pour que dans les 15 jours cet opérateur puisse déposer une offre. La Céni après avait  fait une sortie à travers Me Amadou Salifou Kébé  et Mme Camara pour dire que nous leur faisons un faux procès, qu’ils sont entrain de recruter un opérateur logiciel et que le recrutement de l’opérateur international c’est juste après cette étape. C’est à notre grand étonnement qu’avant-hier que la Céni nous balance à la figure qu’elle va soit faire faire le travail elle-même ou bien qu’elle va recruter un opérateur local »,  fustige honorable Cellou Baldé.                 

Mettant en doute la démarche de la commission électorale, le député  soutient en disant que depuis 2010 dans notre pays, il y a toujours eu le recrutement de l’opérateur international quand il s’agit des élections.

Car, dit-il, « il y a une question de responsabilité morale qui est en jeu car il y a une crise de confiance majeure entre acteurs politiques dans notre pays, de l’autre entre les acteurs politiques et le gouvernement. Pourquoi l’audit du fichier a été fait d’ailleurs, c’est parce qu’il y a un moment donné des opérations menées sous la responsabilité que ce fichier a été tronqué parce que des mineurs ont été enregistrés dans une partie de la Guinée » rappelle-t-il.

De son côté, la mouvance présidentielle ne trouve pas d’inconvénient à la proposition de la Céni. D’ailleurs pour l’honorable Amadou Damaro Camara, les acteurs politiques n’ont pas d’opinion à donner ni pour ni contre dans le choix de l’opérateur technique pour la révision électoral.

« Que nous soyons d’accord ou pas, il ne doit pas y avoir de positionnement des acteurs politiques dans le choix de l’opérateur technique. Nous n’avons pas d’opinion à donner ni pour ni contre à la position de la Céni. C’est la seule institution qui est habilitée à organiser des élections en Guinée. Le problème aujourd’hui ce qu’il faut qu’on aille aux élections mais l’opposition est train de passer par des manœuvres dilatoires, en cherchant des alibis car à vrai dire l’opposition ne sera jamais d’accord sur rien », dénonce le président du groupe parlementaire de la majorité à l’Assemblée nationale. 

Comme on le constate donc, à cinq mois de la fin de l’année 2019, les défis restent nombreux pour la commission électorale pour l’organisation des élections législatives en Guinée. Du choix d’un opérateur technique en passant par la révision du fichier électoral jusqu’à l’installation de ses démembrement, le chemin semble long.  

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84Afficher le texte des messages précédents

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