« le syli national, une autre déception de la Guinée » (Mathé Bah)

Au terme d’un  match de football,  les trois règles fondamentales sont connues de tous (la défaite,  la victoire ou le nul). Sauf que pour une équipe digne de nom, on doit sentir au-dessus de tout  l’âme avec laquelle un de ces trois éléments cités plus haut est tombé. Malheureusement depuis le fiasco lors de  la CAN 2019 en Égypte,  les démons continuent à hanter le onze national. Avant de se plonger dans la première phase des éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022, marquons un pas sur la qualification de cette équipe à la biennale du football africain l’an prochain au Cameroun.  Une qualification obtenue à Conakry face aux aigles du Mali et une défaite au goût amer en Namibie contre les warriors. De ces éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations de football,  au rêve d’aller en coupe du monde. Des Hommes qui suivent cette équipe de Guinée savent que c’est une équipe sans âme, la plus moribonde de ses 30 dernières années. La majorité de l’effectif joue le second ou le te troisième rôle en club. A cela on peut rajouter l’indiscipline de certains joueurs cadres, le retard dans le  regroupement comme ce fut le cas pour le match face au soudan  juste ce soudan qui a tenu en échec la bande à Naby Keita déco, après son premier nul enregistré face au voisin Bissau ‐ Guinée.

Pourtant, les Guinéens sont tous témoins même pour des matchs amicaux s’il n’y a pas de primes les joueurs,  le regroupement en Turquie en fait foi. J’ai envie de savoir à qui la faute, les joueurs,  l’entraîneur,  le Feguifoot ou le département ?  Cette hémorragie  ne fait que perdurer avec son lot de financement inutile. Il est temps que les décideurs du football guinéens pensent à autres équations pour s’en passer des joueurs qui viennent faire uniquement le tourisme en équipe nationale.  Pour cela il faut réorganiser le football local avec des infrastructures modernes,  l’appui de l’état est incontournable.

 Je rappelle qu’en football le match nul ou la défaite ne sont pas interdits, mais ce qui fâche plus d’un c’est la manière.  Et en Guinée,  depuis trois ans les amoureux du fini national sont désemparés. Regardez les équipes nationales du Sénégal et du Mali avec la hargne, le beau jeu.  Bref on sent la patte des entraîneurs,  mais chez nous c’est du ouff rien de tout cela,  un simple gâchis de nos finances. 

Chers dirigeants éviter au peuple la même honte qu’en 2019 au pays des pharaons, car cette équipe du syli est loin de rassurer son public. Par précautions il est temps de prendre de grandes décisions à l’encontre de certains joueurs tocards et le staff technique afin de ne pas continuer à être la risée des éliminatoires de la coupe du monde et de pouvoir en janvier prochain bien atterrir au pays de Roger Milla . Trop c’est trop, les supporters en ont assez de ces déceptions les unes après les autres.

Mathé Bah journaliste , chroniqueur

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