Le rôle de la jeunesse guinéenne dans la construction de la RÉPUBLIQUE et de la NATION (Par le juriste Ali Camara)

Il est d’une constance historique que l’idéal de la République et de construction de la Nation qui nous animent ardemment ne peuvent naître de la négation à la fois des identités singulières, de l’évolution de notre société mais également de l’insuffisance de prise en compte du facteur quelques fois débordant et inquiétant de l’environnement politico-social immédiat ou extérieur.

Ceci dit, aussi bien qu’évident, il est devenu utile de faire comprendre, ou tout au moins de rappeler que nul ne peut se substituer au peuple, se porter fort pour lui, penser pour lui. C’est dire autrement que c’est au peuple de Guinée de choisir son destin, véritablement et entièrement.

Notre rôle, celle de la jeunesse, ne consiste point à faire le bonheur du peuple à sa place ou que par des enchantements intellectuels nous ayons à inventer la République ou la Nation. Cela est un processus continu. Notre rôle donc, «  infiniment humble », pour formuler comme Aimé Césaire, c’est de faire germer et peut-être mûrir ensemble l’idée de la Nation, de cette communauté de destin, d’aspirations et d’échanges fraternels. C’est entreprendre la préparation conséquente de l’avènement de cette Guinée dont nous aurons construit les uns debout au côté des autres, main dans la main.

C’est vrai que nous avons chacun (e) des projets personnels à réaliser, à penser à nous, penser à notre propre bonheur et celle de nos familles respectives ; mais il faut au-delà penser au bien collectif, à ce destin commun, fût-il un jeune guinéen vivant au pays ou à l’étranger. Et puisqu’il ne suffit pas de vouloir une chose pour l’obtenir, il faut ainsi se résoudre au travail, travail qui consiste à s’impliquer et à entreprendre pour ce pays qu’est le nôtre. Rien n’est petit pour celui qui sait la cause noble :

    – Les jeunes doivent refuser d’être manipulés et instrumentalisés par le discours politicien et sectaire;

   – Se former rigoureusement et s’informer constamment sur l’actualité du pays;

   – Organiser et participer aux débats éducatifs et citoyens;

   – Soutenir les initiatives jeunes et républicaines;

  – Contribuer au débat public national par un engagement ferme pour le changement qualitatif et quantité dans la gouvernance politique.

Tout le monde peut apporter une pierre à l’édification de la maison commune, chacun à son niveau, indifféremment de sa situation personnelle, de son ethnie ou de sa région de provenance, de ses convictions philosophique, politique et religieuse. Sinon qui le fera à notre place ?

Nous aurons aussi tort, au même titre que  nos aînés de dire à notre tour à nos enfants : Oui nous avions essayé.

Ali CAMARA, juriste.

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