Labé/préparatifs de l’aïd-el-fitr : le Coronavirus affecte négativement les activités économiques des ateliers de couture

A l’approche de la fête du mois saint de ramadan, certaines couturières de la ville de Karamoko Alpha Mo Labé se disent inquiètes à cause de la rareté des clients. Interrogées par notre correspondant basé sur le terrain, plusieurs maitresses d’atelier de couture ont expliqué l’impact de la COVID-19 sur leur activité en cette période.

Selon Maîtresse Binta couturière de profession depuis 2012, la fête de ramadan de l’an passé est totalement différente de celle-ci « Pour la fête du mois saint de ramadan de cette année moi personnellement je ne coud que pour les enfants, les grandes dames ne sont pas venues d’abord l’année dernière j’avais eu beaucoup de clients car on passait même la nuit à l’atelier et cette fois-ci je ferme entre 18h ou 20h GMT tout ça c’est pour vous dire combien de fois on n’a pas de clients cette année » indique-t-elle.

Consciente de l’impact que peut jouer le Coronavirus sur ses activités économiques, Maitresse Asmaou a quant à elle cherché une stratégie pour bien travailler et ne pas perdre ses clients « Chez nous on a deux équipes, le premier groupe travaille le matin et second groupe la nuit tout ça c’est pour respecter les gestes barrières afin d’éviter la COVID-19 qui tue partout dans le monde. On a demandé à nos clientes de respecter les heures que nous leur donnons, elles ne viennent pas toutes à la fois pour récupérer leur complet, l’initiative là est venue de nous-même. Vous avez vu même à la rentrée de notre atelier on a installé des kits de lavage des mains où tout le monde se lave les mains avant d’accéder à l’intérieur » a laissé entendre Maîtresse Asmaou.

Abordant les difficultés rencontrées cette année maîtresse Asmaou explique « la COVID-19 nous a causé assez de difficultés à savoir : La peur de nos clientes, manque d’argent, même certaines de nos apprenties ne viennent pas souvent, ensuite le délestage du courant. Même si le courant est là ça ne peut pas allumer nos machines c’est pourquoi on travaille avec des groupes électrogènes qui nous permettent de nous séparer avec nos clientes dans la paix. D’autres clientes aussi refusent toujours de se laver les mains ici elles nous disent souvent qu’elles se sont lavées les mains partout au marché ça aussi c’est un problème, on payait jusqu’à 200.000 GNF pour chaque place et les propriétaires menacent souvent d’augmenter le prix de la location. Les gens n’ont pas acheté ce qui est cher pour cette fête » signale-t-elle.

Priant Dieu afin que cette maladie disparaisse, les deux maitresses ont demandé au gouvernement de venir en aide au bas peuple durant cette période de crise sanitaire.

Hassatou Lamarana Bah

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