Labé : la culture de la pomme de terre, une activité qui contribue à l’autonomisation de la femme

Mme Kadiatou Diallo est une citoyenne de Kouraba dans la sous-préfecture de Daralabé. Elle a à son actif un grand jardin à Kessoun Bondon une autre localité de Daralabé, dans lequel elle cultive la pomme de terre. Cette dame a approché d’autres femmes de ce district afin de travailler ensemble pour qu’elles aient une indépendance financière. Tout a commencé quand elle est revenue de la Sierra-Leone, elle s’est impliquée dans l’agriculture.

Au début, dame Kadiatou Diallo n’avait pas commencé à faire la culture de la pomme de terre « quelqu’un m’a donné un domaine pour que je pratique l’agriculture j’ai accepté. Au début j’ai commencé par l’oignon, la tomate, j’ai eu un bénéfice. Aujourd’hui je suis avec plusieurs femmes qui travaillent avec moi dans ce jardin. Et pour l’eau nous avons des puits pour arroger nos semences » explique-t-elle.

Même si la brave femme fait une bonne récolte, l’obtention de la semence est tout à fait un casse-tête « Dès fois il peut y avoir un manque de semence en ville voir même dans les villages et on peut attendre un long moment avant d’en trouver. Par exemple un kilogramme de pomme de terre varie entre 5.000 à 6.000 GNF, il faut avoir le courage pour se lancer dans cette activité, acheter l’engrais pour avoir une bonne récolte, connaître aussi les moments auxquels on doit arroger les semences sinon on va tout perdre » témoigne-t-elle.

Autres difficultés rencontrées par dame Kadiatou Diallo et les autres femmes qui travaillent dans ce jardin, ce sont les moyens financiers, l’équipement, et elles n’ont pas d’agrément. Avec cette pandémie du COVID-19, leurs activités sont également au ralenti « depuis que le COVID-19 est arrivé je peux dire que tout le monde a peur c’est pourquoi nos productions ne sont pas achetées car c’est s’il y a circulation qu’on peut avoir des visiteurs. Je vends mes pommes de terre à la maison. Je profite de l’occasion pour demander à tout le monde d’être sérieux c’est-à-dire rester chez soi et accepter de se laver les mains avec du savon. N’acceptons pas aujourd’hui de nous toucher jusqu’à ce que cette maladie quitte le monde, c’est ce qui fait qu’on n’a pas de clients » rajoute-t-elle.

Bien que Dame Kadiatou Diallo gagne un minimum de bénéfice en pratiquant la culture de la pomme de terre, elle est toujours en manque d’insecticides pour lutter contre la pourriture des pommes de terre. Elle demande à cet effet, une aide de la part de l’Etat et des bonnes volontés.

Hassatou Lamarana Bah

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