La rectification de la transition au Mali/quand l’aboutissement de la Transition doit aller au-delà des élections

1- Ce qu’il faut éviter, ce sont des élections bâclées. Le Mali devrait prendre la mesure du problème à la fois sécuritaire et idéologique afin de ramener l’ordre constitutionnel avec plus de sérénité. Si la CEDEAO et L’UA sont si préoccupées sur le cas Mali, elles doivent faire de la lutte contre l’insécurité au Sahel une préoccupation réelle.

Il faut grandir !

2- «  L’organisation des élections ne doit pas être l’objectif ultime de la Transition… » disait notre compatriote, le Pr. Amadou Sadio Barry au cours d’un débat très enrichissant. Par ces mots, il venait de réussir à poser les problèmes de fond :

   – La question de l’autorité politique.

    – Les questions de légitimité revendiquée et/ ou contestée.

     – La redistribution des richesses du pays et la prise en compte du caractère spécial des régions du Nord-Mali.

     – Les revendications socio-politiques diverses.

     – La bonne gouvernance et L’Etat de droit qu’il faut instaurer.

Avec à la clé le problème sécuritaire véritable qui ne peut se régler par les armes uniquement. L’exemple de l’Afghanistan ou encore de la Somalie doit pousser à plus de vigilance. Les Maliens ont besoin d’un dialogue plus inclusif et intra-national afin de déterminer tous ensemble, même avec les rebelles et séparatistes le devenir de leur Etat et de leur  communauté de destin.

Il faut donc résumer en disant que les neuf (9) mois ne peuvent pas permettre des élections sûres et apaisées.

3- Pour ce qui est de la France, franchement elle a trop duré au Mali. Elle doit partir. Depuis le début, il n’a jamais été du rôle de la France ni d’aucune autre puissance étrangère de s’occuper de la sécurité ou de l’intégrité de nos États. D’une manière plus générale, la France, contrairement à ce que pensent nombre de gens est liée à notre histoire et notre parcours pour ce que fut notre passé en commun. Mais pour la survie de ce lien, il faut bien, et il temps qu’elle prenne la mesure du présent et qu’ensemble nous réinventions une relation de confiance et de partenariat gagnant-gagnant, car tôt ou tard l’Afrique doit et va imposer le respect. Deux solutions s’imposent non seulement à la France mais surtout à tous ses lieutenants africains : Le partenariat ou le divorce.

Ali Camara

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