Kindia/mois de l’enfant : A la rencontre de la fille (16 ans) qui pratique la vitrerie

 Monique Kourouma, âgée de 16 ans pratique la vitrerie depuis 3 ans. Après son échec au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), Monique a décidé de quitter son village pour Kindia où elle apprend ce métier qui n’est presque pas exercé par les femmes dans son milieu.

Par manque de soutien,  Monique claque la porte de l’école  pour se lancer dans cette aventure. Malgré les sarcasmes et quolibets, elle tient à son job.

 «  J’ai vu qu’il n’y avait pas de soutien, les parents n’ont pas de moyens, j’ai décidé de venir à Kindia chez mon frère. C’est ainsi que j’ai appris ce métier. Quand j’ai commencé ce travail les gens se moquaient de moi en disant une jeune fille comme toi tu trouves rien à faire sauf ce métier destiné aux hommes. Je disais toujours oui c’est ce que j’aime. Certaines copines disaient même que je ne pourrai jamais faire ce métier, que je suis en train de perdre le temps seulement. Pour eux, c’est impossible mais depuis que je suis venue, mon maître m’encourage toujours et aujourd’hui je peux dire Dieu merci. Je ne peux pas dire que je connais tout mais je connais un peu », soutient-elle.

Poursuivant son intervention, Monique précise qu’il n’y a aucune différence avec les autres apprentis « notre collaboration se passe très bien. Nous sommes tous traités au même pied d’égalité. On nous donne le même travail et on exécute comme le maître le demande. Et s’il y a un problème entre nous les apprentis, on se plaint chez notre maître », indique-t-elle.

Même si la volonté est là d’être autonome, la jeune fille rencontre quelques difficultés : « couper le fer, faire des tables, armoires et autres ne me fatiguent pas mais ce qui est un peu difficile pour moi c’est de percer les murs pour fixer les portes ou fenêtres », dit-t-elle.

Pour sa part, Jérôme Molemou, apprécie le comportement de son apprentie depuis son arrivée. Selon lui, elle n’a jamais démissionné contrairement à certains garçons qui étaient venus apprendre ce travail.

Au terme de cette rencontre, Monique a invité les autres filles de la cité des agrumes à faire comme elle.

Hassatou Lamarana Bah

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