Kindia/Marché Wambelé : Des citoyens souffrent pour des besoins de toilettes

Le Nouveau marché Wambelé situé au cœur de la commune urbaine de Kindia est en manque criard de toilettes. Les occupants parcourent de grandes distances pour se mettre à l’aise.

Pour des obligations religieuses, certains sont contraints de rentrer chez eux et revenir. Cette situation embête les occupants et responsables du marché.

Ils sont des milliers de commerçants à se plaindre du manque de toilettes dans ce Grand marché de Kindia. Les toilettes qui ont été construites ont été démolies pour mettre en place un autre hangar. Rencontrée au marché Wambelé, Bambé Soumah n’a pas manqué de mots pour exprimer son inquiétude « nous n’avons pas de toilettes ici, un grand marché comme celui-ci. Tout ce monde sans eau ni toilettes, pourtant l’homme ne peut pas rester sans ces deux choses. Imaginez quelqu’un qui a la diarrhée ici comment va-t-il faire ? Je vous assure même si tu as envie de pisser il faut courir pour aller jusqu’à 300 ou 400 mètres pour faire ses besoins ou aller directement à la maison. Nous demandons à la commune de construire des toilettes même si c’est payant » s’alarme-t-elle.

Interrogé sur la situation, Alseny Camara administrateur adjoint du marché se dit préoccupé par ce problème. Selon ses dires, plusieurs démarches sont menées mais en vain « nous avons informé le maire, les conseillers et tous ceux qui peuvent nous aider à construire ces toilettes mais jusqu’à présent nous n’avons pas de solution. Cela nous gêne beaucoup en tant que responsables du marché mais comme nous n’avons pas de moyens nous allons continuer à demander la commune de nous aider » explique-t-il.

La gestion de la construction du marché Wambelé relève de la commune urbaine de Kindia. Concernant la démolition des toilettes, le secrétaire général de la commune urbaine de Kindia El hadj Mamadouba Sougueta Camara apporte quelques précisions « c’est un constat qui reste vrai mais ce n’est pas une négligence. Le marché vient d’être reconstruit par les activités de la fête tournante initiées par le Président de la République professeur Alpha Condé. Dans ce plan de reconstruction du marché effectivement, il y avait des toilettes mais on a eu un problème qui nous a amené à détruire ces toilettes parce qu’on s’est rendu compte dans la construction du marché on a oublié une partie du marché c’est à dire la place des femmes vendeuses de poissons fumés. Donc pour trouver de la place pour ces femmes là on était obligé de détruire les toilettes. Nous sommes vraiment conscients de leur situation on n’a pas fait par exprès mais c’est pour trouver de la place pour tout le monde. De toute les façons, dans la construction du nouveau bâtiment nous avons prévu de construire des toilettes pour ces femmes et on a dit à l’intérieur de faire de cela une priorité pour soulager ces occupantes » promet-il.

Plusieurs anomalies ont été constatées dans ce nouveau marché après la remise des clés. C’est le cas du hangar qui abrite les femmes vendeuses des pagnes indigo. Quand il pleut, l’eau rentre directement dans le hangar, il n’y a pas des canaux d’évacuation. Sur ce problème, le Secrétaire général rassure en ces termes « effectivement vrai nous avons fait le constat mais les sociétés de construction généralement quand on procède à la remise, le reste des travaux ils minimisent. Sinon c’était prévu de faire quelques retouches surtout au niveau de ces hangars. Il devait faire des canaux d’évacuation des eaux mais ça n’a pas été fait. Mais pour corriger cela nous avons prévu de faire ces retouches avec la société qui est en train de construire le nouveau bâtiment » rassure El hadj Mamadouba Sougueta Camara.

En outre, des rumeurs circulent sur un bail du marché. Une information démentie par le secrétaire général de la commune urbaine de Kindia. Selon lui « le marché n’est pas baillé mais la commune en commun accord avec ses conseillers a proposé de mettre le marché en service concédé c’est à dire donner le marché à un opérateur économique qui va gérer. On arrête le prix et ensuite lui sera l’intermédiaire entre les usagers et la commune. Mais même ça c’est à étudier ce n’est pas fait encore » précise-t-il.

Pour l’heure les occupants du nouveau marché sont confus et ne savent plus à quel saint se vouer.

Hassatou Lamarana Bah

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