Kindia : l’occupation anarchique de l’artère principale du grand marché par les vendeuses, un véritable casse-tête pour les usagers

L’occupation anarchique de l’artère principale qui longe le grand marché de Kindia par les vendeuses est une réalité. Cette situation empêche les usagers de la route de circuler librement. Ces femmes guettent le danger, cependant les autorités communales ne fournissent aucun effort pour y mettre de l’ordre afin d’éviter le pire.
Rencontrée au centre-ville, Fatoumata Touré fustige le comportement de ces vendeuses et même de certains conducteurs de taxi moto « c’est regrettable on ne peut même pas marcher librement parce qu’il y a trop d’encombrement et d’embouteillages. La route est devenue restreinte et tout le monde veut passer donc on se bouscule ici avec les engins roulants. Normalement la route c’est pour les engins roulants et les piétons mais pas un lieu de vente. Si un camion vient ici tout de suite par où va-t-il passer? La route est complètement occupée par ces marchandes et surtout les conducteurs de taxi moto qui ont abandonné leur place habituelle pour venir occuper l’autre côté du marché mais ça c’est la faiblesse des policiers parce qu’ils sont là ils voient ça. Je pense que les autorités doivent revoir ce problème avant qu’il ne soit trop tard » s’insurge-t-elle.
De nos jours, traverser la route qui longe le grand marché de la commune urbaine de Kindia relève d’un véritable parcours de combattant. En ces lieux, certaines vendeuses ont poussé l’audace jusqu’à étaler leurs marchandises au beau milieu de l’artère. Kadè Camara vendeuse, occupante de cette artère dit être consciente du danger qu’elle accoure « si vous voyez que nous sommes assises sur la route, c’est par manque de places dans le marché. Notre marché est en construction c’est pour cela nous sommes sur la route, on se frotte ici avec les motos et les citoyens. Nous savons que c’est très risqué de rester ici mais on n’a pas d’autre choix. Nous demandons à l’ingénieur chargé de la construction du marché d’accélérer les travaux pour nous permettre de rester dans le marché » plaide-t-elle.
Boubacar Keïta conducteur de taxi, responsabilise les policiers communaux d’être à la base des embouteillages provoqués sur cette route « ce sont eux qui provoquent les embouteillages ici chaque jour. Au lieu de dégager les gens sur la route ils préfèrent s’attaquer aux conducteurs de taxi-moto pour retirer 5000 GNF, 10.000 GNF que de veiller à la bonne circulation » dénonce-t-il.
Un policier communal qui a préféré garder l’anonymat nous a confié ceci « Actuellement nous n’avons aucune force parce qu’avant on repoussait les gens jusqu’au niveau des caniveaux mais à l’heure-là nos chefs nous ont dit de faire en sorte que les engins puissent passer. Ensuite nous ne sommes pas nombreux » Explique cet agent.

Il est à noter que les autorités communales de Kindia ne se soucient guère de la sécurité de ses sujets dans la cité.

Hassatou Lamarana Bah

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