Kindia : les jeux de hasard source de revenu chez certaines femmes

Les jeux de hasard sont devenus une activité génératrice de revenu pour plusieurs jeunes filles et femmes de Kindia en cette période de crise sanitaire. Si autrefois c’est seulement les hommes qui s’intéressaient à ces jeux, aujourd’hui tel n’est pas le cas. Elles sont nombreuses ces filles qui jettent leur anathème sur les jeux hasard même si la religion musulmane condamne cela. Mais par manque d’emploi, la pauvreté ou encore l’envie de se prendre en charge, certaines jeunes filles de Kindia se livrent à cette pratique.

Même si l’intérêt est minime, elles préfèrent faire le pari et gagner de l’argent. Non seulement elles jouent mais certaines gèrent les machines. Mama Sayon Sylla gérante d’un kiosque de Guinée Games explique pourquoi elle s’est lancée dans cette activité « je pratique cette activité pour ne pas rester à la maison sans rien faire. Après les études universitaires, je suis restée un bon moment à la maison, mais comme j’ai compris que c’est difficile de continuer à demander les parents, j’ai appris comment faire jouer Guinée Games, aujourd’hui je gère une machine. Cela ne peut pas satisfaire tous mes besoins mais ça m’aide à résoudre certains problèmes. Il n’y a pas de contrat, mais nous sommes payés en fonction de nos  ventes. Si tu vends beaucoup, tu auras un pourcentage élevé et si tu ne vends pas c’est le contraire, donc pour le moment je me débrouille avec ça en attendant que je trouve une autre  activité » précise-t-elle 

Malgré tout, elles sont souvent confrontées à d’énormes difficultés comme le témoigne Mariame Diallo une autre gérante « parfois nous avons des problèmes d’écart, c’est à dire pendant que tu tapes les tickets certaines personnes rentrent sans payer et d’autres quand tu es trop occupé ils rentrent sans que tu ne te rendes compte » signale-t-elle.  

Interrogé sur cette activité génératrice de revenu pour plusieurs jeunes du pays, El hadj Karamba Salim Bakasso Diaby secrétaire communal aux affaires religieuses de Kindia donne son point de vue « Dieu n’aime pas la tricherie et dans le jeu de hasard il y a la tricherie. Imaginez plus de 1000 personnes jouent, on soutire un peu on donne à une personne ça c’est la tricherie, l’islam condamne  cela et le prophète Mahomet condamne » prévient-il.

Soucieuses du manque d’emploi en république de Guinée, des jeunes filles de la cité des agrumes interpellent les autorités et demandent leur implication pour créer des emplois pour la couche juvénile de Kindia.

Hassatou Lamarana Bah

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