Kindia: des enseignantes expliquent leurs difficultés

Plusieurs enseignantes de Kindia souffrent ! Elles ont du mal à pouvoir gérer leur foyer et les cours. Certaines sont obligées d’abandonner leur famille pour s’occuper des travaux. Dans un espace de compétitivité, elles sont souvent victimes de marginalisation, de ségrégation et parfois d’intimidation. Malgré tout, elles se battent inlassablement pour remplir leur devoir qui est de servir la nation.

Rencontrée à la récréation, Madame Traoré Mariama enseignante à Kindia explique quelques difficultés auxquelles sont confrontées les enseignantes « le matin il faut préparer le petit déjeuner pour le mari et les enfants, préparer les enfants pour aller à l’école et nous aussi on se prépare pour aller enseigner et parfois on a du mal à trouver le taxi pour se rendre à l’école. Parlant des collaborateurs qui sont vieux et qui ont l’esprit caduque, les femmes qui occupent des postes de responsabilité sont souvent victimes de d’intimidation, de ségrégation, mais nous allons toujours continuer à nous battre pour montrer à tout le monde ce que l’homme peut la femme est capable de le faire » affirme-t-elle.

Mme Fadiga Maïmounatou Camara a quant à elle, toute sa famille à Conakry. Depuis sa mutation à Kindia, elle s’efforce à joindre les deux bouts « c’est très difficile moi car toute ma famille est à Conakry, mon mari, mes enfants, je suis obligée de partir à Conakry les week-ends pour voir la famille. Quand je fais le calcul c’est trop dans le mois et peux pas aller les mains vides. Et je paie 10000 GNF par jour pour me rendre à l’école, si je comptabilise ça aussi, alors que le salaire des enseignantes est minime » larmoie-t-elle.

Pour cette autre enseignante Mme N’antenin Condé, dénonce pour sa part le gel des salaires « notre salaire a été gelé et pourtant nous dispensons les cours chaque jour. Je demande aux autorités de nous aider, nous sommes là chaque jour même s’il y a des cérémonies ou décès dans le quartier on n’assiste pas sauf les dimanches » lance-t-elle.

L’amélioration des conditions de vie des enseignantes notamment celles mutées à l’intérieur du pays, serait plus que nécessaire pour la qualification du système éducatif guinéen.

Hassatou Lamarana Bah

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