Kankan/Pénurie d’eau potable et de courant électrique: «Kankan mérite de progresser …» dixit une citoyenne

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En cette période de pénitence et de crise sanitaire dû au COVID-19, les femmes de la commune urbaine de Kankan traversent d’énormes difficultés par manque de courant électrique et d’eau à la pompe.

Dans les ménages, elles ont du mal à remplir convenablement les tâches qui les incombent à cause de cette rareté de l’eau et du courant. Au quartier Korialen, Fanta Camara une citoyenne rencontrée dans sa concession explique son calvaire « actuellement, nous avons vraiment du mal à avoir de l’eau potable et le courant même on en même parle pas. Imaginez, à 3 heures du matin, quand je me réveille avec mes filles pour préparer le repas de toute la famille, on s’aperçoit que l’eau ne coule pas dans le robinet et il n’y a pas non plus de courant. On est obligé de nous débrouiller chaque fois avec des torches pour l’éclairage et on marche de longues distances pour trouver des points d’eau. C’est comme si on était dans le dernier des villages les plus enclavés. L’eau et le courant ne viennent que pour un tout petit moment. Mais, on ne comprend même pas, quelle est cette histoire de tour-tour qui n’en finit jamais. La vérité c’est qu’on est fatigué de ce maudit système de tout à tour dans une ville aussi importante comme Kankan, nous n’avons rien fait pour mériter un tel sort» s’est-elle indignée.

Au quartier Kabada, les réalités sont les mêmes. Selon Mariama Diallo résidente dans cette localité, Kankan ne mérite pas un tel sort « Je dirais que Kankan mérite de progresser. Il y a eu trop de promesses, des promesses qui n’en finissent pas, mais on ne voit rien. Que le président Alpha Condé ait maintenant pitié de nos âmes qui souffrent. En réalité, il faut que nous ayons le courant et l’eau dans nos maisons tous les jours et 24h/24, surtout en cette période de saint ramadan. On doit travailler, manger, et dormir sous la lumière » assène-t-elle.

Au-delà du manque de courant électronique et d’eau potable, vient s’ajouter une flambée du prix des produits de première nécessité sur l’ensemble des marchés publics en cette période, chose que déplorent ces femmes de Nabaya.

Hassatou Lamarana Bah

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