Kankan: la communauté est réticente au dépistage volontaire du VIH/SIDA

Dans l’enceinte de l’hôpital régional de Kankan se trouve un centre dédié pour le traitement épidémiologique et la prise en charge des personnes vivantes avec VIH/SIDA. Cependant, la plupart des citoyens de la commune urbaine de Kankan ignorent la fréquentation de ce centre épidémiologie et le dépistage volontaire afin de connaitre leur statut sérologique et la prise en charge des personnes vivantes avec le VIH/SIDA.

« Au niveau du centre de dépistage volontaire, les gens ne viennent pas massivement. Ils ne viennent pas d’eux-mêmes. Tu peux même proposer le test à un patient, difficilement il va l’accepter, c’est au cours des consultations que nous observons et nous demandons des examens par rapport au VIH/SIDA. Parce que c’est quand les gens sont malades qu’ils viennent à l’hôpital, ils ne viennent pas faire le dépistage à temps. Et le plus souvent, la prise en charge devient compliquée quand tu viens tardivement » explique Dr Sampou Mamy responsable de la prise en charge des personnes vivantes avec VIH/SIDA au centre de traitement des épidémies de l’hôpital régional de Kankan.

Même si certaines personnes n’accordent pas d’importance au dépistage, la spécialiste a invité les leaders d’opinion à sensibiliser les populations à aller dans les hôpitaux pour connaitre leur statut sérologique « C’est à la population d’être consciente que la maladie du VIH/SIDA existe bel et bien et d’accepter de venir vers les structures sanitaires. Les leaders d’opinions, les animateurs communautaires, doivent sensibiliser par rapport au dépistage. Ce sont eux qui sont directement en contact avec la population. Le dépistage, c’est gratuit, la prise en charge aussi. Il faut venir à l’hôpital, faire son dépistage au lieu de dépenser de grosses sommes d’argent dans les cliniques » lance-t-elle.

Selon Dr Sampou Mami, sur un million d’habitants de la ville de Kankan compte plus de 3.000 personnes porteuses du VIH/SIDA. Parmi ces séropositifs, à peine 2.000 suivent régulièrement le traitement.

Hassatou Lamarana Bah

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