Journée du cinéma africaine : « il est impératif de produire des images qui tiennent compte de nos préoccupations »

C’est sous le thème national « la relance du cinéma guinéen » que notre pays a célébré hier, la journée du cinéma africain.  Une première en Guinée, la commémoration de cette journée répond à un besoin de structurer l’économie du 7e art, par la professionnalisation et le renforcement de ses capacités des acteurs.

Déclarée par la Fédération Panafricaine du Cinéma (FEPACI), lors de son 3ème congrès en 1985 à Ouagadougou, entérinée par l’OUA, la journée du cinéma africain est une occasion pour des acteurs guinéens de jeter un regard rétrospectif et introspectif sur l’état des lieux du cinéma et de l’audiovisuel africain.

La Guinée, dit Mme Mariama Camara, directrice de l’Office National du Cinéma, de la Vidéo et de la Photographie (ONACIG), à travers son cinéma a connue un essor fulgurant lors de la première République. Avant de tomber très bas. « Oui on peut tomber, persiste-telle, mais n’est pas pouvoir se relever, c’est l’échec. Donc, ma direction a pour mission de cordonner toutes les activités du cinéma et de l’audiovisuel ».

Etant un secteur transversal, précise-elle, « la question de la relance du cinéma guinéen concerne tous les départements. Ainsi, nous lançons un appel à chacun dans son domaine de nous aider à atteindre nos objectifs. Celui de la renaissance du cinéma guinéen » a lancé la directrice de l’ONACIG.

Pour Sanoussy Bantama Sow, ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique, « il est impératif pour nous de produire des images qui tiennent compte de nos préoccupations et qui donnent à nos pays la place qu’ils méritent dans la mondialisation ».

Poursuivant, il déclare : « en plaçant la célébration de la journée du cinéma africain en Guinée, sous le thème de « la relance du cinéma guinée », vous comprendrez l’expression de la volonté politique des autorités guinéennes de développer le 7ème art en Guinée, expression de notre mémoire collective, et d’améliorer les conditions de travail des acteurs du cinéma ».

Il faut noter qu’en sa qualité du président en exercice de l’Union Africaine, le Pr Alpha Condé a entériné au mois de septembre dernier les statuts de la commission africaine du cinéma et l’audiovisuel.

Mohamed Barry

224 624 395 784

Barrymed21@gmail.com   

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