Guinée/Tribune : Marouane Dinguiraye distribue les cartes, les communicants du RPG arc-en-ciel jouent le jeu

La communication en politique n’est pas une compétition grammaticale où on vient étaler ses connaissances de la langue française, ni une course de propagande et de désinformation successives et ininterrompue. Au contraire, c’est un jeu de stratagème raffiné permettant à une entité politique de surfer sur la vague en cas de tempête ou de créer une tempête dévastatrice pour dégager l’horizon afin d’avoir le contrôle sur une situation donnée : savoir quand se mettre en position de défense, quand attaquer et quand s’abstenir de prêter le flan en cas d’attaque adverse. Un communicant est avant tout un stratège politique, mais souvent les gens pensent qu’être communicant consiste à faire du perroquet sur les réseaux sociaux. 

Hier jai suivi avec attention les takitaka de Marouane avec les communicants du RPG ARC-EN-CIEL et j’ai compris tout de suite l’importance de la maîtrise de la communication et de la stratégie politique, la grande stratégie. 

Tout d’abord on constate que Marouane ne disposait pas toutes les informations nécessaires pour ouvrir le dossier, et en plus il doutait de la pertinence du peu qu’il disposait. Ce qui l’a poussé, au lieu de lancer sa tribune, à lancer une pique afin de voir la réaction des uns et des autres, et d’avoir des informations supplémentaires qu’il avait besoin. Du coup, dès qu’il a annoncé qu’il fera un déballage à partir de 22h, les communicants, ne sachant pas ce qu’ils font, ont mordu à l’hameçon en tentant de le menacer et de répliquer en cas d’attaque, l’effet escompté était déjà acquis par notre stratège. Car connaissant pertinemment qu’il y a des guéguerres internes entre les différentes cellules de communication du parti, il savait dès qu’il touchera le point, les camps opposés vont commencer à se justifier, et celui qui se sentira proche de lui, l’écrira forcément pour lui donner d’amples informations afin de noyer l’autre camp, comme nous l’enseigne Robert Green dans son intitulé LES 33 STRATÉGIES DE LA GUERRE : “apprenez à maîtriser les pensées de l’autre, à influencer sur ses émotions afin de le pousser à l’erreur “.

Raison pour laquelle, si vous constatez bien, dans sa première annonce les noms auxquels il a fait référence n’ont pas été touchés dans la deuxième, car il a été informé du rôle et de niveau d’implication de chacun. 

Le couronnement de tout cela, a été de pousser les deux camps sur le ring et s’asseoir tranquillement pour observer le spectacle. Les membres des deux camps, CELLCOM ET VOLCOM, ont commencé à s’entre-attaquer, à dévoiler les secrets comme des enfants…

Sinon n’eut été l’amateurisme et le manque de réflexion de ces communicants, quels intérêts avaient-ils de répondre à ce prétendu attaque de Marouane?

Ont-ils été réellement attaqués par le Monsieur ?

Dans ce cas en l’espèce, ce “coup de d’épée dans l’eau” de Marouane devrait être répondu par un silence absolu de leur part, au lieu de se ridiculiser et de donner de l’importance à cette farce du journaliste, car dans la grande stratégie, faire le premier pas par le son du clairon de l’adversaire c’est souvent se mettre en position de faiblesse, on expose sa stratégie et on limite ses options. Parfois préférez le silence et obligez l’ennemi à entamer la marche. Donc pour la contre-attaque, vous aurez le choix et garderez toutes les cartes en main. S’ils laissaient Marouane faire ces déballages, ils allaient comprendre si c’était nécessaire de le répondre ou non. Mais au lieu de cela, ils se sont automatiquement mis dans une position de détresse en parlant de comment il a eu sa dernière voiture, ainsi de suite. 

Maintenant qu’il a tout ce qu’il cherchait, pensez-vous qu’il s’arrêtera simplement à cette sortie d’hier ? Préparez-vous à encaisser les coups, car être communicant politique ne rime pas avec l’arrogance, l’orgueil et la médiocrité. 

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