Guinée/ Surcharge des taxis à Conakry: Une réalité dans la capitale

Le problème du transport urbain en République de Guinée devient un casse-tête pour les usagers de la route. La surcharge dans les taxis ‘’deux devant, quatre derrière’’ est une pratique interdite sur papier en République de Guinée, mais son application connait des déviances du jour au lendemain dans la circulation. Pire ! Plusieurs femmes notamment des vendeuses se retrouvent dans les coffres des taxis pour aller chercher leur quotidien.

D’après notre constat, le secteur le plus touché est le secteur informel. Du petit commerce aux marchandes des marchés, tout le monde se plaint de la même chose; qui pourtant, nécessite l’intervention de plusieurs départements gouvernementaux.

Dans la capitale Conakry, elles sont nombreuses, ces braves femmes qui sortent très tôt le matin pour vaquer à leurs activités. Par manque de moyen de transport urbain, elles sont obligées de risquer leur vie.

Confrontée à cette dure réalité, Dame Maciré Fernandez,  vendeuse au grand marché de Matoto, chaque aube, a d’énormes difficultés pour avoir un taxi et aller chercher sa marchandise.

C’est par rapport  à cet état de fait qu’elle estime qu’avant que le gouvernement prenne une décision sur la surcharge des taxis, il devrait créer des conditions adéquates pour les citoyens : « en Guinée la population souffre, il n’y a pas de circulation même deux personnes devant et quatre derrière, les gens ont du mal à exercer leurs activités. Pourquoi empêcher les chauffeurs ? Si le gouvernement est prêt à soulager la population, il n’a qu’à envoyer les taxis et mettre à la disposition de sa population » indique-t-elle.

Certaines font même le voyage dans un état lamentable. Parfois obligée de s’installer dans le coffre de la voiture.

Questionné à ce propos, elle notifie,  qu’elles n’ont pas le choix « si le matin, nous préférons être dans les coffres des voitures c’est pour mener nos activités à temps, parce qu’il y’a des heures d’achat dans les marchés, si toi tu te mets à chercher une voiture pour être dans le confort, tu vas retarder au marché et qui va nourrir tes enfants c’est pourquoi nous le faisons ».

Principalement, indexé comme les  principaux fauteurs, les chauffeurs de taxi, ont leur propre chanson. Selon Morlaye Sylla, parcourant le tronçon Matoto-Entag,  cette décision ne peut être applicable sans l’implication de l’autorité : « nous ne pouvons respecter cette décision du gouvernement guinéen, les taxis que nous conduisons ne nous appartiennent pas, il nous faut chaque jour verser une recette qui s’élève entre 80.000 à 100.000 GNF. Si le gouvernement veut nous imposer de prendre une personne devant et trois derrière, il faut qu’il s’implique dans la fixation des recettes et réduire le prix du carburant, le cas contraire envoyer leur propre taxis et mettre en circulation pour éviter toute surcharge » mentionne-t-il.

Il faut préciser que la police routière, s’est aussi créée un business autour de ces femmes pour remplir leurs poches.

Face à ce phénomène, il serait judicieux de se demander à qui la faute ?

Hassatou Lamarana Bah

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