Guinée : Quelles sont les difficultés liées à la lecture et à l’écriture ?

Mme Diaby Kadijatou Keïta est la présidente de l’association des libraires de Guinée. Depuis 2002, elle a implanté sa librairie qui porte le nom ‘’Carrefour de Guinée’’. Dans cette bibliothèque généraliste, on y trouve plusieurs rayons : de livres pour enfants, de la littérature, des romans en général, de l’histoire, du développement personnel, des dictionnaires…
Depuis l’enfance, Mme Diaby a eu la passion de la lecture. Après plusieurs années de service à la CBG de Conakry et de Kamsar puis dans une banque en Côte-d’Ivoire, elle se pencha sur son rêve qui est devenu une réalité en 2002.

Se trouvant actuellement à la Minière dans la commune de Ratoma, la librairie ‘’Carrefour de Guinée’’ rencontre assez de problèmes pour écouler sa marchandise. Cela est dû surtout aux taux de change.
« Avant on était très à l’aise par rapport à la vente du livre, mais depuis un certain temps les prix ont augmenté à cause du change. Quand l’euro est venu sur le marché, on échangeait à 700 Francs pour acheter un livre et actuellement on doit payer l’euro au-delà de 10 mille Francs. Les livres qu’on vendait à 20 mille francs aujourd’hui on revend à 80 mille, on n’a pas le choix ! Si un livre coute 6 euros en France c’est-à-dire 60 mille GNF on ne peut pas revendre à 50 mille GNF donc nous avons ce problème » notifie-t-elle.
L’autre problème est que la jeunesse ne se donne pas à fond dans la lecture en République de Guinée. Pendant les expositions ou autres évènements liés à la lecture, Mme Diaby casse les prix pour vendre les livres.

Pour la présidente de l’association des libraires de Guinée, il faut tout un mécanisme pour favoriser la lecture et l’écriture en République de Guinée « Créer beaucoup de bibliothèques, des points de lecture car on peut louer un livre et lire sur place. Que l’Etat nous donne les locaux du patrimoine bâti comme point de vente cela allait nous aider à baisser le prix des livres, nous payons le loyer très cher et en devise » suggère-t-elle.

Enfin Mme Diaby Kadidjatou Keïta a demandé aux parents d’amener leurs enfants à lire dès à bas âge. A la jeunesse notamment aux jeunes filles et femmes à aimer la lecture, avoir un certain niveau pour pouvoir écrire.

Hassatou Lamarana Bah

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