Guinée/premières pluies : Comment se porte la capitale Conakry ?

Les premières pluies ont commencé dans la capitale guinéenne. Dans la nuit du dimanche 31 mai au lundi 01er juin, une forte pluie s’est abattue à Conakry, conséquence ! Les routes principales sont inondées d’eaux stagnantes et des ordures éparpillées par-ci par-là, ce qui a d’ailleurs occasionné un embouteillage monstre dans les artères de Conakry. Pire dans certains marchés publics, des vendeuses avoisinent avec cette insalubrité pour écouler leur marchandise et la clientèle est contrainte de rentrer pour faire les achats.

Même si elles connaissent les dangers qu’elles encourent, certaines vendeuses ont étalé leur marchandise à même le sol car les clientes ont du mal à accéder à leur table à cause de ces eaux stagnantes.

Au marché de Cosa dans la commune de Ratoma, c’est l’indignation qui se lit sur le visage des occupants, Mariama Diallo vendeuse d’aubergine ne cache pas sa frustration « quand la saison pluvieuse arrive notre quotidien est au ralenti car nos clientes ne peuvent pas venir jusqu’à nos tables pour acheter les condiments, les eaux stagnent devant nos tables, pourtant nous payons de l’argent au bureau du marché, c’est quand ça inonde beaucoup qu’ils essaient de curer les caniveaux » indique-t-elle.

Venue acheter des condiments, Kadiatou Barry ménagère se dit sidérée de rencontrer les mêmes problèmes sociaux depuis des années « j’ai mal depuis combien d’années on rencontre les mêmes problèmes quand il pleut à Conakry. Je me suis arrêtée devant cette table pour acheter mes condiments, et pour avoir les chaussures de protection cela est très difficile compte tenu du prix des bottes qui varie entre 70.000 à 100.000 GNF. Quelqu’un dont la dépense n’atteint même pas 50.000 GNF ne peut se permettre d’en acheter, je demande aux différents bureaux des marchés de chercher au moins du béton ou des pierres qui vont faciliter la traversée et protéger les citoyens de certaines maladies » lance-t-elle.

A cette allure et avec la pandémie COVID-19, des citoyens ont peur que la propagation de cette maladie fasse plus de dégâts.

Hassatou Lamarana Bah

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