Guinée : Pourquoi la remise en liberté de Junior Kpakpataki et Saïkou Yaya Barry n’est pas exécutée ?

Le Collectif des avocats du FNDC est mort dans l’âme face à la justice. Pour cause, le juge d’instruction a ordonné la libération de deux de leurs clients, membres du Front dressé contre le 3ème mandat en Guinée détenus à la Maison Centrale. Une décision jusque-là restée lettre morte. Il s’agit de Robert Kaliva Guilavogui alias Junior Kpakpataki et Saïkou Yaya Barry. Une information confirmée par un des avocats du collectif.

« Depuis 5 jours, le juge d’instruction a ordonné la libération de Robert Kaliva Guilavogui mais jusqu’à présent le jeune est entrain de croupir en prison alors que la justice a ordonné sa libération. J’ai l’ordonnance avec moi. Je dis bien que le juge a ordonné sa remise en liberté. Impossible qu’il soit libéré », témoigne Me Salifou Beavogui.

A la question de savoir où se trouve le blocus, l’avocat des causes difficiles est clair: « Le dossier est avec le procureur de Mafanco. C’est lui qui doit exécuter la mise en liberté mais jusqu’à présent il n’est pas libéré. C’est la même chose pour Saïkou Yaya. Ce n’est plus le droit, c’est la raison su plus fort ».

Me Béa et ses confrères du collectif disent ne pas demander plus: « Nous demandons leur remise en liberté. Partout où la justice nous a donné raison au moins, au moins nous a donné droit qu’ils acceptent. Ils sont plus forts que nous mais si la justice nous donne raison, qu’ils appliquent ça, surtout que ce sont des décisions sans recours. Mais c’est un abus d’autorité pure et simple. Abus d’autorité, détention illégale, séquestration. Vous allez vous plaindre où ? C’est entre leurs mains encore qu’il faut venir vous plaindre. C’est ce qui complique la situation ».

Pour Me Béa, des avocats qu’ils sont ne peuvent plus entrer dans le marchandage une fois les décisions prises: « Ce n’est pas des décisions à négocier. Une fois quelles sont prises il faut les exécuter. Heureusement nous avons encore des juges en Guinée qui osent. Sinon l’idéal aurait été que des gens restent en prison pour tuer toute contestation dans l’œuf ».

LINCOLN, 624901737

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