Guinée/mois de l’enfant: cette activiste se prononce

Le mois de juin est dédié à l’enfant, c’est une période qui interpelle les décideurs, les acteurs de la société civile, les parents et même les enfants de discuter sur les violences dont est exposée cette couche sociale qui est souvent dans les oubliettes.

En république de Guinée, des voix se lèvent pour rappeler à l’ordre la mission des décideurs et des parents sur le respect des droits des enfants. Réagissant à notre micro ce jeudi 4 juin à l’occasion de la journée internationale des enfants victimes innocents de l’agression’’, Kadiatou Damaro Camara ancienne députée junior du parlement des enfants de Guinée n’a pas caché son inquiétude.

En cette période du Coronavirus, la jeune activiste a dénoncé l’exploitation des enfants qui font le commerce « aujourd’hui en Guinée être un enfant c’est aussi avoir des droits bafouillés, car il y a beaucoup d’enfants qui sont victimes d’exploitation économique en cette période de COVID-19. La plupart des marchés ou bordures de route il n’y a que des enfants qui sont en train de revendre, ils sont en danger, vu que certains peuvent être victimes d’accident ou du viol et tant d’autres violences » déplore-t-elle.

Outre l’exploitation des enfants, Kadiatou Damaro a aussi déploré la recrudescence du mariage précoce et du viol des jeunes filles. C’est pourquoi elle demande à l’Etat l’applicabilité des textes et lois « il faudrait que le gouvernement puisse vraiment respecter ces lois qui ont été votées par rapport à la promotion des droits de l’enfant parce qu’il ne sert à rien de dire aux législateurs de voter des lois et de les faire promulguer par le Président de la République si l’application de ces lois ne sera pas vraiment effective. Il faudrait que l’État s’engage vraiment à respecter ces lois qui protègent les enfants surtout les filles qui sont une couche faible » lance-t-elle.

L’autre appel c’est à l’endroit des parents car estime-t-elle il y a une démission parentale dans l’éducation des enfants « du côté des parents, je souligne qu’ils doivent penser à nous les enfants et il faut reconnaitre qu’ils ont vraiment démissionné dans l’éducation des enfants car ils n’ont plus le temps aussi pour nous, donc il faudrait qu’ils soient là pour nous donner une très bonne éducation en créant de meilleures conditions pour assurer vraiment un avenir radieux » sollicite l’ancienne députée junior.  

Enfin, l’activiste pour le respect des droits de l’enfant, invite cette couche sociale à prendre les études au sérieux ou de faire un métier décent. Elle a surtout demandé aux jeunes filles d’être autonomes.

Hassatou Lamarana Bah

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