Guinée/Liberté de la presse : le syndicat de la presse organise un sit-in devant la HAC le lundi 26 août prochain

Le Syndicat de la presse privée de Guinée condamne fermement les agissements de la justice  contre les deux journalistes du groupe de presse Lynx-Lance. Le SPPG hausse le ton et appelle à l’union sacrée de la presse face à la tentative d’intimidation et de musèlement, lancée par le pouvoir d’Alpha Condé contre les hommes de médias.

C’est dans ce cadre que le bureau exécutif du syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée a tenu une réunion d’urgence mardi 20 août à la bourse du travail.  Au cours de la rencontre, plusieurs décisions ont été prises face aux multiples violations des droits des journalistes de la presse privée, enregistrées ces derniers temps en Guinée. 

Il s’agit entre autres : La tenue d’une conférence de presse le vendredi 23 aout prochain à la maison de la presse de Kipé, L’organisation d’un sit-in devant la haute autorité de la communication (HAC), le lundi 26 août de 10h à midi.

Fustigeant la chasse aux sorcières dont sont victimes les hommes de médias, le secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée (SPPG), déclare : « Pourquoi on convoque les journalistes à la DPJ, étant donné que nous avons l’institution qui est la HAC, qui a même en son sein une commission discipline qui peut même suspendre une émission, retirer la carte professionnelle si toutefois le journaliste est fautif ? Je voudrais quand-même que les gens cessent, parce qu’on est obligé de travailler, de donner la parole à tout le monde et aussi d’enquêter surtout s’il s’agit d’une gestion publique. Donc, je suis vraiment désolé qu’on continue de faire défiler des journalistes à la DPJ » a déploré Camarade Sidy Diallo..

Ce sit-in, selon le secrétaire général du SPPG, « est une manière d’interpeller la Hac à prendre ses responsabilités. Mais faire comprendre à l’opinion le danger qui mine la vie des hommes de médias en Guinée. Donc nous invitons les hommes de médias à l’union sacrée face à la menace qui pèse sur la liberté de la presse».

A travers donc ce sit-in, l’occasion sera mise à profit pour demander aux commissaires de la HAC, d’user de leurs pouvoirs pour rappeler à toutes les personnes physiques ou morales, ayant des problèmes avec les hommes de médias dans l’exercice de leur profession, de se référer à la haute autorité de la communication, à défaut, de respecter la loi L002 portant liberté de la presse.

Sur ce, une lettre d’information a été déjà adressée ce mardi à la mairie de Kaloum.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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