Guinée/La fermeture des frontières : Le GOHA ne trouve pas le bien-fondé de la mesure

La fermeture des frontières terrestres au trafic commercial annoncée par le gouvernement guinéenne suscite une vague de réactions chez les opérateurs économiques.  C’est le cas du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA), qui s’insurge contre une décision des autorités qu’il qualifie de première en Guinée.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 10 février, le GOHA  exprime son regret suite à la récente décision du Gouvernement, qui dit-il, fait l’objet d’une déception pour l’ensemble des opérateurs économiques.

Pour le GOHA non seulement il n’y a pas péril en la demeure, mais encore une telle décision devait requérir l’avis préalable des organisations faîtière et institutions supervisant les activités commerciales.

Si pour l’Etat la décision de fermer ses frontières terrestres est motivé par le risque terroriste et introduction d’armes est en fait illégale au regard des Conventions de la CEDEAO.

Le GOHA quand lui, estime des pays qui sont directement confrontés à cette situation n’ont pas jugé nécessaire de procéder à cette fermeture. C’est le cas du Mali, du Niger, du Burkina, du Nigéria, de la Côte d’Ivoire, du Bénin etc…

C’est pourquoi le GOHA ne trouve pas le bien-fondé cette décision. Qu’il condamne avec la dernière énergie cette mesure et appelle les opérateurs économiques à la vigilance et à l’unité sans oublier de recenser toutes les pertes subies accompagnées des documents légaux.

A rappeler que les pénuries qui vont suivre cette décision des autorités, risquent de provoquer une hausse des prix, une baisse des activités économiques sans compter les pertes par détérioration et les pertes en chaîne de revenus. Toute chose qui va entraîner accroissement de la pauvreté.

Mohamed Barry

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