Guinée/Journée mondiale de la prématurité: « Plus de 3/4 des bébés prématurés peuvent être sauvés »

L’institut de nutrition et de santé de l’enfant de l’hôpital Donka a servi de cadre ce mardi 17 novembre à la célébration de la 12ème journée mondiale de la prématurité. C’est sous le thème “La prématurité, une question majeure de la santé publique et de recherche” que l’INSE, a travers la Direction Nationale de la Santé Familiale et de la Nutrition(DNSFN) en collaboration avec les Partenaires Techniques et Financier, les Organisations de la société civile (CNOCSG, ONG ActionMedicale Guinée, la CONAPROS…) ont célébré la Journée Mondiale de la prématurité qui est à sa quatrième sur le plan national et 12ème mondial..

Dans son allocution, Dr Ibrahima Sory Diallo, directeur général de l’institut de nutrition et de santé de l’enfant a expliqué :

« On estime à 15 millions le nombre de bébé prématuré chaque année, ce qui représente plus d’un bébé sur 10. Hors près d’un million d’enfants décédés chaque année en raison des complications liées à la prématurité. Bon nombre de survivants souffrent d’une incapacité à vie notamment en matière d’apprentissage et de trouble visuel et auditif. En Guinée, le taux d’accouchement prématuré est 14 pour 1000 naissances vivantes et 26% de ces nouveaux nés feront des complications. Plus de 3/4 des bébés prématurés peuvent être sauvés si on leur offre les soins efficaces et peu honorés », rassure le DG de L’I.N.S.E.

Pour sa part, Bachir Kanté représentant du ministère de la santé a soulevé les défis à relever : «  Les défis sont nombreux certes, mais ils ne sont pas insurmontables. Au sein du ministère de la santé, cela se matérialise par l’érection de la santé maternelle et néonatale, parmi les priorités absolues. Les unités de prise en charge des prématurés sont passées de 9 à 17 en une année, même s’il reste encore à faire ce, en comparaison avec les structures sanitaires dans le pays », précise-t-il.

Présente à cette rencontre, Dr Kadiatou Baldé représentante de l’UNICEF s’est, au nom de la présente institution, engagée  à accompagner le ministère dans ces actions : « L’UNICEF sur la base de son mandat et des recommandations de l’organisation mondiale de la santé au pays s’est engagé à accompagner le ministère de la santé dans l’amélioration de la qualité des soins prodigués à la mère et aux nouveau-nés, aux enfants et aux adolescents ainsi qu’aux jeunes avec un accent particulier sur la qualité des soins néonatal, postnatal immédiat, la vaccination, la prévention et le traitement des infections », lance-t-elle.

Cette rencontre a été marquée par la remise de don aux mères des enfants prématurés alitée à l’hôpital Donka.

Mansaré Naby Moussa

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