Guinée/Iles de Loos : Bientôt une école primaire pour les populations de Sorro et Mangué

C’est l’initiative d’une ONG franco-guinéenne  dénommée ‘’Association Abou-Sorro, une école pour l’ile de Kassa’’. Le chantier qui a   démarré, il y a un bon moment  est en souffrance par manque de soutien  à la fois des populations locales mais aussi et surtout des autorités du pays. 

Cette  école primaire en construction est à la limite entre les localités de Sorro et Mangué. Sur trois blocs prévus dans le projet, deux seulement sont en chantier. Abou Samaké, le président d’honneur de l’Association Abou-Sorro, une école pour l’ile de Kassa, revient sur le projet et les difficultés liées à sa réalisation : « Le projet initialement prévu comprend 6 salles de classe, deux blocs latrines, une bibliothèque, une cantine, un magasin et des aires de jeux. Mais quand on a commencé, on s’est dit finalement qu’on ne peut pas faire tout ça si on n’a pas les salles de classe. C’est pourquoi on reconsidéré notre position. C’est-à-dire supprimer les cantine, bibliothèque et autres pour les transformer en salles de classe jusqu’au jour où on va finir le troisième bloc. 

Pour les deux blocs, on est aujourd’hui à 160 millions de francs guinéens de façon imprévisible parce  c’est la contribution communautaire qui était prévue : apporter de l’eau, les graviers, le  sable…Mais aujourd’hui on paie tout ».

C’est dans le souci d’aider les enfants de Sorro et Mangué que l’Association Abou-Sorro a initié ce projet de construction d’écoles primaires. Mais son président d’honneur déplore le manque d’accompagnement des populations.

« Ce qui est regrettable est la non-participation des habitants. Quand on a fait la réunion, les gens se sont engagés d’apporter l’eau et le sable, mais dès qu’on a commencé l’activité on n’a vu personne.  Ils pensent que le projet de construction de cette école est un projet classique où on débloque des milliards. Non, ce projet vient des cœurs  des hommes qui se sont investis de part et d’autre. 

Le président de l’association et la plupart des membres ne sont même pas africains. Nous  qui sommes là vendons des choses pour  verser les bénéfices dans les caisses du projet pour accélérer les travaux de l’école.  Et moi particulièrement,  je verse quelque chose à chaque fin de semaine pour les activités de l’école. Si tout allait bien, aujourd’hui on aurait eu 3 blocs au lieu de deux», a fait comprendre  Abou Samaké, le président de l’association Abou Soro, une école pour l’ile de Kassa.

De son coté,Gonana  Oscar Kourouma, président de l’ONG Jeunes et  Environnement Guinée qui  appui  l’association Abou-Sorro, lance un appel aux personnes de bonne foi : « Concrètement on n’a pas besoin d’argent espèce. On a besoin des gens qui apportent  du gravier, des briques, du sable  Nous avons besoin des bonnes volontés comme nous autres ».

L’école de Sorro et Mangué, si elle venait à se réaliser, sera le troisième établissement scolaire primaire construit dans les Iles de Loos après l’école primaire de Fotoba, en 1905 et celle de Kassa en 1938.

Lincoln 624 90 17 37

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