Guinée/Gratuité de la césarienne : « Il arrive qu’il y ait des agents mal intentionnés » dixit Dr Niakoye Lamah

A l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée ce lundi 13 mai 2019, le ministre de santé a décliné le bilan et perspectives de son département pour les prochaines années. Au cours de cette rencontre, Edouard Niankoye Lamah, a insisté sur la gratuité de la césarienne, l’une des promesses du président Alpha Condé après son accession au pouvoir en 2010.

Après avoir fait l’état des lieux du secteur de santé, le chef dudit département indique qu’avec l’avènement de la 3è république, d’énormes efforts ont été consentis par les autorités guinéennes ce à travers l’élaboration d’une politique nationale de la santé et un plan de développement sanitaire.

Au nombre de ces chantiers prioritaires, figurent la lutte contre la corruption et celle sur la tarification. « Nous allons lutter contre la corruption et la sur-tarification. Il s’agit d’actualiser la tarification, prendre des mesures disciplinaires contre les agents en faute. Promouvoir les associations de défense des droits des consommateurs, et renforcer l’inspection générale de la santé », a annoncé le ministre de la santé.

Sur la question de la gratuite de la césarienne, l’une des promesses tenues par le président Alpha Condé après sa prise du pouvoir en 2010, le ministre s’est exprimé :

« Ça été une décision politique prise par le président de la République. Effectivement, la césarienne est gratuite. L’État dépense énormément d’argent pour faire venir des kits mais, il se trouve que ce que vous dites n’est pas faux. Il arrive qu’il y ait des agents mal intentionnés. Ce qui reste une vérité aussi. En ce moment, on n’avait pas mis dans les kits tout ce qu’il fallait pour répondre aux besoins. Alors, c’était juste des kits de césarienne et non la prise en charge de la suite. Ce qui fait que très souvent, il manque des médicaments. Or, il y a des césariennes parfois compliquées de suite. C’est pour cela, nous avons corrigé que des kits de césarienne doivent comporter tous les éléments, c’est-à-dire, la prise en charge de la suite et surtout, lorsqu’un enfant naît avec des problèmes de santé. La césarienne est gratuite et c’est une volonté du chef de l’État ».

A en croire le ministre de la santé, le développement de la santé communautaire, l’amélioration de l’offre de soins et la promotion de la santé publique, sont inscrits également dans le registre des programmes prioritaires, du ministère de la santé.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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