Guinée/Fête de Ramadan : les vendeuses dénoncent la rareté des clients à Madina

À quelques heures de la fête de Ramadan, le grand marché de Madina, vibre au rythme d’une ambiance sans fin pour les préparatifs de la fête. Sur place, une forte mobilisation se fait sentir sur le pont de ce grand marché où étalagistes, vendeurs ambulants, acheteurs se bousculent pour faire des achats et regagner leur domicile.

Malgré cette forte mobilisation ce lundi 03 juin, des vendeuses dénoncent le manque d’achat « cette fois il n’y a pas d’achat, d’habitude l’approche des fêtes est notre traite, mais cette année il n’y a pas d’achat, tout ceux qui viennent pour acheter nos habits disent qu’il n’y a pas d’argent et quand tu leur demande, ils te disent qu’ils ne sont pas encore payés et ceux qui sont payés disent que le prix est cher » explique Mme Camara Anna vendeuse des habits prêt à porter.

Pour dame Anna sa marchandise a un prix abordable « pourtant nous prenons ces habits en gros environ 900 mille, jusqu’à 2 millions la douzaine, et une fois au marché quand tu dis aux mères de famille un complet à 150.000GNF la personne te fuit, ou 200.000GNF elle ne va même pas s’arrêter, il y’a des complets de 80.000, 100.000, 150.000 mais celui que veut un bon complet pour son enfant doit payer 100.000GNF » précise-t-elle.

Sur la même longueur d’onde, cette autre vendeuse de chaussure dénonce la cherté des marchandises « il n’y a pas d’achat, les chaussures coûtent chères, je prends ces chaussures à 18.000, 20.000 à 30.000 et je laisse à 20.000, 25.000 à 30.000 pour gagner 5.000 afin de nourrir aussi mes enfants. Malgré tout ça il n’y pas d’achat » déplore N’Kony Bangoura.

Côté clientèle le cri de cœur est partagé, venue à Madina pour acheter des habits de fête, Aïcha Cissé invite le gouvernement à s’impliquer dans la fixation des prix « je suis venue chercher des habits et chaussures pour mes sœurs, depuis le matin je suis là je n’ai pas encore eu quelque chose pour eux, le marché est cher et il n’y a pas d’argent. Le peu que tu gagnes ne te satisfait aussi, dans le marché chacun fixe son prix comme il veut, l’État doit vraiment réglementer les choses dans ce pays sinon ce n’est pas bon pour les parents qui ont beaucoup d’enfants » lance-t-elle.

À noter que, le vol est l’un des problèmes récurrent dans ce marché à l’approche de chaque fête.

Hassatou Lamarana Bah

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