Guinée : des femmes de l’opposition à propos de la falsification de la constitution du 22 mars

Depuis quelques jours, la falsification de la constitution du 22 mars dernier notamment l’article 42 sur les candidatures indépendantes défraie la chronique en République de Guinée. Des voix se lèvent pour dénoncer cet acte et même le barreau des avocats a exigé le retrait de ce document qui commence à circuler dans le pays.
Réagissant à notre micro ce mardi 2 juin, des femmes de l’opposition et membres du FNDC précisent que cette histoire ne leur concerne pas et que la seule constitution légitime c’est celle de 2010.

C’est le cas de Madame Saba Seny Tonamou présidente du conseil national des femmes du Bloc Libéral qui n’a pas voulu s’attarder sur la question « nous en tant que membre du FNDC depuis fort longtemps nous ne sommes pas partants pour leur nouvelle constitution de COVID-19 qui a été votée par eux-mêmes. La seule constitution que nous reconnaissons c’est celle de 2010, donc si leur nouvelle constitution a été falsifiée cela ne regarde qu’eux qui ont promulgué » dit-elle d’un air dédain.

Pour sa part, Maïmouna Bah Diallo vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG, estime que cette histoire est un autre tripatouillage des textes et lois qui régissent la nation « on n’a jamais cautionné la modification de cette constitution, nous n’avons pas participé aux élections parce que justement nous savons que cette constitution n’a pas été élaborée dans les règles de l’art, ce sont des personnes qui se sont regroupées en catimini pour sortir la première version, après un autre groupe sort une deuxième version. Il parait qu’il y a trois versions qui circulent malheureusement, ils sont tellement pressés, ils veulent tellement enfreindre à la loi alors ils se sont précipités à mettre la nouvelle constitution dans le journal officiel et de soumettre ça à un référendum. Alors vraiment pour cette histoire de nouvelle constitution, c’est une autre gifle que le Président de la République a fait au peuple de Guinée » s’indigne-t-elle.

En attendant d’y voir clair dans ce dossier, des voix se lèvent pour fustiger cette falsification de la constitution guinéenne du 22 mars dernier.

Hassatou Lamarana Bah

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