Guinée/COVID-19 : Quand des vendeuses “cohabitent” avec des ordures

En début de week-end, le Président de la République de Guinée a décrété l’état d’urgence sanitaire pour prévenir la pandémie du COVID-19. Toutefois, ces mesures sont loin d’être respectées dans la capitale guinéenne. Dans certains marchés publics par exemple, le constat révèle qu’aucun dispositif sanitaire n’est pris en charge, des fruits, légumes et condiments sont exposés à l’air libre et à même le sol, pire ! Certaines vendeuses avoisinent avec des tas d’ordures et des eaux stagnantes.

Selon Kadiatou Diallo citoyenne rencontrée sur la transversale de la route le Prince, la décision du premier magistrat du pays est salutaire mais il faudrait intensifier la sensibilisation dans les marchés publics « je salue l’initiative des mesures d’urgence décrétées par le Président de la République concernant le coronavirus. Le lavage des mains et la protection du nez est nécessaire car cela va participer à limiter la contamination entre les personnes malades et qui ne le sont pas. Mais je doute très fort si nos sœurs et nos mamans qui revendent dans nos différents marchés puissent respecter, depuis qu’on a déclaré le CONVID-19 en Guinée la majeure partie des marchés n’utilisent même l’eau de javel sauf certains. Je profite pour demander au gouvernement et à l’ANSS de multiplier la sensibilisation dans les lieux publics surtout dans nos marchés pour qu’elles acceptent d’installer les kits de lavages au niveau des rentrées principales et même à l’intérieur » lance-t-elle.

Venue au marché de Cosa pour acheter des condiments, Traoré Saran citoyenne de ladite localité tire la sonnette d’alarme « j’ai vu sur certaines tables des bidons de lavage des mains. C’est bien, cependant elles sont nombreuses ces femmes qui ne croient pas à l’existence de cette maladie, donc il faudrait que le gouvernement à travers l’ANSS s’implique dans la sensibilisation des populations pour qu’elles comprennent le risque lié à cette maladie. D’aller surtout dans nos marchés, les gares routières et même les garnisons militaires » suggère-t-elle.

Il faut signaler que depuis l’annonce de l’état d’urgence sanitaire, tous les prix des denrées de première nécessité sont à la hausse. Le sac de riz qui coutait 275.000 GNF est actuellement revendu à 285.000 GNF. Un kilo de sucre qui était à 7.500 GNF est obtenu par endroit à 8.000 GNF dans les quartiers. Selon des vendeurs qui se sont confiés en off, cette flambée est due au manque de stock surtout que toutes les frontières sont fermées. Une situation qui inquiète à plus d’un titre les citoyens, qui doivent surtout affronter le ramadan au mois d’avril. Hassatou

Lamarana Bah

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