Entrepreneuriat féminin: « Je n’ai pas de regret d’être menuisière», dixit Djessira

Depuis 2016, Djessira travaille dans sa menuiserie  au bord de l’autoroute Fidel Castro en face du jardin 2 octobre. Elle fabrique des meubles.

Pour vivre sa passion, cette menuisière  s’est forgée durant trois ans dans une école professionnelle de Fria en 1984. Malgré les moqueries de ses proches, elle n’a pas flanché.

 « A ce temps on appelait le centre professionnel IPS et les gens me sabotaient, c’était le courage pour être là-bas surtout pour une fille en ce moment. J’ai suivi ma formation avec les canadiens associés avec les formateurs guinéens et j’ai fait trois ans de formation avec les canadiens à Fria, après les trois ans je me suis retournée encore à l’école à l’ouverture pour être sous formation avec les ouvriers guinéens », se souvient-elle.

 « Vraiment c’est mon destin et je n’ai pas de regret d’être menuisière et je fais tout ce qui concerne la maison comme la fondation d’étage, le coffrage, on monte les manchons. A l’époque je faisais la toiture charpente mais depuis 2012 je suis hypertendue, et les cardiologues m’ont dit de ne pas monter à deux mètres 30 donc je ne monte plus à part ça je peux faire tout ce que l’homme fait », précise-t-elle.

Toutefois, Djessira rencontre des difficultés dans son métier « dans mon atelier, l’emplacement est bon mais par manque de moyen j’ai fait en hangar. Normalement on doit le faire en bâtiment et le hangar que j’ai fait c’est à 9.000.000 GNF. J’ai été victime de déguerpissement car une partie de mon atelier n’a pas puis échappé aux bulldozers et j’ai perdu plusieurs meubles » notifie-t-elle.

La bonne dame invite les jeunes filles et femmes qui sont à la maison d’avoir la volonté de faire quelque chose, à entreprendre pour autonomes.

Hassatou Lamarana Bah

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