Énergies : Conakry accueille le Forum des Énergies Renouvelables en Afrique

Ouverture ce mardi 11 juin 2019  des travaux de la réunion ministérielle de l’initiative des énergies renouvelables en Afrique (AREI), préparatoire du conseil d’administration ordinaire de Niamey prévu le 7 juillet 2019.

C’est par un panel placé sous le thème : « Le rôle du secteur privé dans la réalisation des objectifs continentaux en matière d’énergie renouvelable » que  les travaux de cette  réunion ont démarré.

Au cours de la conférence qui  a sanctionné cette journée, le ministre de l’énergie Cheick Taliby Sylla, indique  que ce forum est organisé en Guinée sous la coordination du président de la République compte tenu de son leadership dans l’électrification d’abord de son pays et son leadership au niveau du continent africain. C’est pourquoi, dit-il, ses pairs lui ont confié l’électrification de toute l’Afrique à travers les énergies renouvelables.

« On appelle énergies renouvelables, des énergies vertes non polluantes et moins chères qui peuvent avoir la possibilité d’accès facile aux populations ou à travers les lignes d’interconnexions, ou à travers les réseaux isolés qu’on peut mettre en place dans des zones les plus éloignées. Je veux parler des centrales solaires, je veux parler des kits solaires, je veux parler de l’éolienne, je veux parler aussi des barrages hydroélectriques, parce que comme vous le savez en Guinée avec la construction du barrage hydroélectrique de Kaléta, inauguré le 28 septembre 2015 par le président de la République et beaucoup d’autres chefs d’État qui étaient venus à cette occasion à Kaléta et la construction en cours du grand barrage guinéen qui s’appelle Souapiti. Il y a la marée motrice aussi, je ne vais pas m’amuser à vous envoyer dans tous ces détails-là, vous comprendrez que ce que je veux dire… Alors il faut retenir que l’énergie fossile est à la base des émissions de gaz à effet de serre », dit-il.

Justifiant que le manque de pluies est préjudiciable à la construction des barrages hydroélectriques à cause de l’assèchement des retenues d’eau, le ministre de l’énergie déclare : « Avant, on disait la saison pluvieuse six mois, la saison sèche aussi six mois. Aujourd’hui, nous sommes au mois de juin, pour ceux qui se rappellent ou qui suivent un peu la pluviométrie, vous constatez que l’assèchement continu. Ce qui est préjudiciable aux activités dans la construction des barrages hydroélectriques où les retenues d’eau peuvent s’assécher parce que les apports pour ces retenues viennent effectivement des différentes rivières, des fleuves et tous ceux-là se retrouvent en affluents, en confluents, etc. pour former les grands fleuves que vous connaissez, le fleuve Gambie, le fleuve Sénégal et le fleuve Niger qui couvrent neuf États de l’Afrique occidentale ». 

Donc, poursuit-il, « cette question donc de transit des énergies fossiles vers ces énergies renouvelables dont je viens de parler, devient aujourd’hui indispensable pour préserver notre climat, pour sauver notre environnement. Il y aura d’autres activités bien sûr que le gouvernement de la République va prendre les mois à venir, c’est la vulgarisation et l’utilisation du gaz butane pour atténuer ou mettre fin à la coupe abusive du bois de chauffe et du bois pour le charbon etc…».

Prévues pendant quatre (4) jours, plusieurs ministres africains en charge de l’énergie  prennent part à  la rencontre de Conakry, qui vise à se pencher sur l’épineuse question d’électrifier le continent à travers les énergies renouvelables.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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