Au lendemain des élections communales et législatives organisées le dimanche 31 mai sur l’ensemble du territoire national, plusieurs partis et mouvements politiques réunis au sein de la Coalition appelée «Gagnante» ont dénoncé des irrégularités qu’ils jugent graves dans la commune de Tombolia.
Les formations politiques concernées, à savoir le Bloc Libéral, le RGA, le FRONDEG, La Voix de Tombolia, le PADES, l’UDG, l’ACD et le RJT, ont animé une conférence de presse ce lundi 1 juin à Tombolia pour faire part de leurs préoccupations relatives au déroulement du scrutin.La déclaration a été lue par Dansa Camara, porte-parole de la coalition.
Selon lui, les partis membres ont déployé des délégués dans les 422 bureaux de vote et les 149 centres de vote de la circonscription électorale de Tombolia afin de suivre le processus électoral. À l’issue de cette observation, la coalition affirme avoir relevé plusieurs anomalies susceptibles, selon elle, de compromettre la sincérité du vote.
Parmi les irrégularités dénoncées figurent notamment l’absence ou la disparition de procès-verbaux dans plusieurs bureaux de vote, une situation qui rendrait difficile la traçabilité des résultats. La coalition évoque également des cas présumés de bourrage d’urnes dans plusieurs quartiers, notamment à Lansanayah, Tombolia 1 et 2, Dabompa Plateau 1 et 2, Cimenterie ainsi qu’à Prince.
Autre fait signalé par les responsables de la coalition : le déplacement présumé d’un bureau de vote au domicile du candidat Mohamed Sacko de la GMD à Lansanayah. Selon les dénonciateurs, cette opération aurait été effectuée en violation des dispositions du code électoral.
Face à ces différentes allégations, la Coalition Gagnante condamne ce qu’elle qualifie de pratiques contraires aux principes de transparence, d’équité et de démocratie. Elle demande l’annulation des résultats issus des bureaux de vote concernés ainsi que l’ouverture immédiate d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les faits dénoncés. Les responsables politiques exigent également que les éventuelles responsabilités soient établies conformément à la loi.
À en croire les membres de la coalition, si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte, ils comptent saisir le tribunal de première instance de Mafanco afin d’obtenir justice.
Mansaré Soumah Naby Moussa
