Education : L’utilisation des abréviations dans les SMS, un danger pour la formation des élèves

Si la prolifération des téléphones a favorisé la formation de certains apprenants, elle constitue  par contre un impact négatif sur l’éducation de beaucoup d’autres. L’usage abusif des réseaux sociaux, la communication incessante et  l’utilisation des SMS sont de nos jours des pratiques fréquentes qui influencent négativement le niveau de plusieurs élèves.

En effet, le SMS est un style de communication consistant à abréger  des mots ou des phrases d’une manière fantaisiste comme : « ou è u » pour dire «  Où es-tu ?» ou encore  « G s8 o klm, v1 me trouvé a la maison» au lieu d’écrire « Je suis au calme, Viens me trouver  à la maison». Cette manière de converser ne respecte ni la ponctuation ni les règles orthographiques. Une situation qui continue d’aggraver le niveau catastrophique des élèves.

Nonobstant les inconvénients liés à ce genre de communication, certains élèves ne manquent pas d’arguments. C’est le cas de Kadiatou  Baldé, élève en 11 SS : « Moi j’abrège beaucoup parce que j’ai  la paresse de détailler, souvent  je suis pressée.  Je n’aime pas aussi envoyer beaucoup de messages parce que les petits téléphones n’en prennent pas beaucoup», a-t-elle expliqué.

Aboubacar Diallo en  12ème SM fait aussi le même geste : «  Pour moi, c’est pour faciliter la tâche. C’est difficile d’écrire les mots très longs », a t-il soutenu.

Aux antipodes des deux intervenants, certains élèves sont conscients des conséquences qui peuvent découler des abréviations fantaisistes.

Fanta Kaba 12ème SM donne ses raisons : « Je n’abrège pas les SMS parce que ça ne me plait. Si on le fait, on perd le niveau. J’ai commencé à le faire en 7ème année, mais un jour j’ai eu 02 en dictée. Depuis ce jour, j’ai cessé d’abréger les SMS ».

C’est aussi la position de Bintou Condé, élève en TSE : « Je n’aime abréger parce qu’abréger tout le temps ne permet pas de connaitre les mots correctement », a souligné Fanta Kaba, candidate pour la session 2018-2019.

Selon certains enseignants, ces abréviations fantaisistes  des élèves se répercutent sur leurs devoirs en classe. Un fait que Facely Traoré, professeur de biologie ne tolère pas : « Il y’a des abréviations qui sont soutenables. Si un élève arrive à mettre ça, il n’y a pas de problème. Mais des abréviations que l’enseignant a des difficultés à lire, on est obligé de sanctionner ».

Pour pallier à ce problème, Ousmane Keita, proviseur d’un  lycée de la place propose des solutions.

« Il faut faire la promotion de la lecture. Il y a des points de lectures en Guinée. Il faut encourager les élèves à lire. Plus ils lisent, plus ils ont leur esprit campé sur l’orthographe des mots. Cela peut corriger les mauvaises répercutions de ce fléau sur les enfants ».

A signaler que ces abréviations fantaisistes sont aussi utilisées par certains cadres pour masquer leur faiblesse en orthographe. Il suffit de lire leurs publications sur les réseaux sociaux pour constater cette triste réalité.

Kalil Camara 628 879 766

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