« Dr Bano et son cabinet sont pour l’avenir des élèves et non contre leur réussite » (Par Ibrahima Kali Doré)

L’éducation guinéenne depuis la dernière décennie est victime des reproches non fondés stipulant que les élèves sont mal formés, qu’il y’a pas de bonne éducation au pays , que les enseignants sont mal formés…) ce sont des qualificatifs qui ne doivent exister si chacun s’acquittait de ce qu’il lui revenait de l’obligation morale.

Certes, il y’a certains enseignants, élèves voire certaines écoles qui ne méritent absolument ou n’honorent les titres qu’on leur confère. Mais il n’est logique de leur frapper au même fouillet que des meilleurs.

On entend dire par certains que les élèves sont mal formés .Qu’est-ce , eux ont apporté comme contribution pour rehausser le niveau de ces élèves étant guinéens comme eux ? Rien.

D’autres disent que les enseignants sont mal formés. Les fondamentales questions qu’on doit se poser : comment ceux-ci ont connu cela n’étant pas du corps ? où ceux-ci sont-ils formés ? ; ils ne sont-ils pas eux aussi les fruits de l’éducation guinéenne ? Pourquoi eux aussi n’ont pas accepté d’enseigner à la place de ceux dont ils traitent mal formés ?

Certains passent à longueur de journée entrain de qualifier nos élèves médiocres , Pourtant chacun d’eux a de façon directe ou indirecte un ou des élèves sous sa responsabilité. Mais est-ce qu’ils ont fait quelque chose pour des élèves qui sont sous leurs commandements pour qu’ils trouvent un niveau normal ? Rien.

Malgré qu’il y’a une pléthore d’écoles surtout privées qui méritent d’être fermées au rang de nos centres de formations. Mais nous en avons également certaines qui produisent de bonnes marchandises recherchées sur le marché d’emploi.

Le secteur éducatif ne doit pas être un lieu de clientélisme, de favoritisme, de débrouillage, de bricolage, d’attente d’emplois. Mais le secteur le plus performant, suivi, structuré ou le plus organisé du pays car tout passe par elle. L’occasion d’ailleurs pour nous de saluer des réformes faites par le président de la République en collaboration avec le ministre et son équipe en charge de l’éducation nationale.

Nous ne sommes pas contre à ceux qui disent que les niveaux de certains apprenants baissent, que certains enseignants ne sont pas la hauteur, que certaines écoles forment des chômeurs .Quand même c’est une réalité aux nez de tous. Mais lançons le défi de savoir qu’est-ce que ces gens ont fait pour que ces phénomènes puissent cesser ?

C’est par la confiance qu’on nomme quelqu’un à un poste, qu’on confie une responsabilité à une personne. Mais honorer cette confiance est une question, de dignité et d’amour qu’on a pour ce métier.

Sincèrement, les mesures prises par Dr Bano allant de l’organisation sérieuse, transparente et crédible des examens nationaux sont à féliciter et à encourager. Ce qu’on puisse demander de lui encore, sous l’audience de monsieur le président de la République, c’est établir aussi des dispositions ou mesures logiques relatives à l’enseignement guinéen de façon générale. Lui et son équipe doivent avant l’ouverture prochaine mener un contrôle  » réel  » sur toute étendue du territoire national afin de recenser les écoles publiques et privées , leurs modes d’implantation, de recrutement et de payement de leurs personnels ; cette mission pourrait participer à l’organisation et au suivi d’évaluation des tests de recrutement : les privées peuvent lancer les avis de recrutement de personnels selon leurs besoins et la commission technique du ministère peut s’y impliquer pour les rendre transparents ; …

Au sortir de ces activités bien menées, nous saurons beaucoup de choses autour de l’enseignement guinéen et les dispositions peuvent être pertinentes pour mettre fin à ces désordres.

Ibrahima Kalil Doré

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