Dora Aboubacar Koïta précise: « La prière en malinke ne peut pas être justifiée par la laïcité ni par la liberté de culte »

La décision de l’imam Soumaïla Nanfo Diaby, de diriger les prières en langue maninka, continue de défrayer la chronique au sein de l’opinion nationale. Si certains trouvent sa démarche normale, d’autres par contre, s’y opposent. C’est le cas de Dora Aboubacar Koïta, responsable de la jeunesse CEDEAO de Guinée, qui ressort le caractère non fondé de cette décision en avançant des arguments juridiques.

Dans un entretien téléphonique accordé ce mardi 14 juillet à nos confrères de Chérie FM, Dora Aboubacar Koïta, a commencé par rappeler que la liberté de culte et la laïcité sont consacrées par la Constitution. Cependant, dit-il, l’ordre public ne doit pas être menacé dans la pratique religieuse : « En priant en langue maninka, est-ce que cela peut être conféré par cette liberté ? Cela ne peut pas être justifié par la laïcité ni par la liberté de culte, parce que cette liberté suppose que l’on puisse avoir le droit d’avoir sa religion, de l’exprimer, de la pratiquer mais, dans le respect de l’ordre public. Ça ne veut pas dire que c’est une sorte de profanation d’une religion déjà existante. Quand on accepte d’adhérer volontairement à une religion, il va falloir que les prescriptions de cette religion, qui sont partagées par des milliers de personnes aussi, soient respectées », a-t-il éclairé.

Mohamed Lamine Souaré

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