Disparition d’un camion de médicaments : les pharmaciens haussent le ton et menacent de déclencher une grève !

La disparition magique d’un camion-remorque qui était sous-scellé, contenant des tonnes de médicaments impropres à la consommation, ne laisse pas indifférent les professionnels de la santé. Réunis en assemblée extraordinaire ce samedi 9 mars, l’ordre des pharmaciens de Guinée hausse le ton et condamne, avec la dernière énergie, ce qu’il appelle la persistance de la problématique des faux médicaments dans notre pays.

Sur cette triste réalité qui devient de plus en plus préoccupant pour l’exercice de leur métier, à savoir la contrefaçon et l’invasion du secteur par des non-professionnels, la présidente de l’ordre des pharmaciens de Guinée, Mme Hawa Keita, affirme que le problème des faux médicaments,  fait que, la vie des populations malades est en danger.   

Elle déclare : « l’heure est grave. Des produits dont l’origine douteuse est confirmée, sont saisis et libérés au défi de nos lois et de notre réglementation, mettant en danger, la vie de nos populations, de nos familles. Ces produits se retrouvent sur tous les circuits informels et de distribution du médicament, la vie de nos proches est en danger… Le pharmacien est marginalisé et diabolisé. Son seul crime étant de manipuler dans la plus grande légalité, l’objet de toutes les convoitises : le médicament », dénonce-t-elle, avant de rassurer que son organisme est interpelé à chaque rencontre internationale des pharmaciens.

Au cours de cette rencontre, les professionnels de médicaments n’ont pas manqué de proposer des pistes de solution en vue de l’éradication du fléau. Sans exclure également la menace d’une grève du monde pharmaceutique guinéen.

 Sur la question, le secrétaire général du syndicat des pharmaciens, estime qu’« ’ils passent tout de suite à la grève, vu que plusieurs années d’efforts, sont restées sans succès », a dit Manizé Kolié.

Selon les professionnels de la pharmacie, la goûte qui aurait fait déborder la vase est la disparition comme par magie, au mois de décembre 2018, d’un camion ayant à son bord du faux médicament, préalablement arraisonné et garé dans les locaux de la brigade Médicrime.

Au sortir de l’assemblée, les pharmaciens ont décidé de ne pas écarter les avis qui ont optés pour la grève. Toute fois, ils décident de laisser la main au syndicat pour mûrir l’idée d’une  éventuelle grève afin d’épuiser tous les recours possibles. Ainsi, disent-t-ils, un préavis sera donné, avant de passer à une grève qu’ils voudront professionnelle.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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