Décès des détenus : L’OGDH soutient la demande de Human Rights Watch vis-à-vis de l’Etat guinéen

Dans une récente sortie, l’ONG internationale Human Rights Watch a interpelé les autorités guinéennes à établir la cause de décès des opposants qui étaient en détention à la maison centrale de Conakry. Elle exige que des détails soient fournis aux familles.

Cette annonce n’a pas laissé indifférente l’Organisation guinéenne des droits de l’Homme et du citoyen.

« C’est à l’Etat guinéen de donner des informations sur ce qui s’est réellement passé car on ne peut pas se contenter des contenus de ces rapports, qui à mon avis ne sont pas très convaincants. Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités. Je pense que le minimum qu’il puisse faire aujourd’hui c’est de donner les informations fiables sur les causes des différents décès intervenus au niveau de la maison centrale de Conakry », estime Me Alpha Amadou DS Bah.  

Poursuivant, l’activiste des droits de l’Homme dénonce la détention préventive prolongée qui devient une pratique courante en Guinée. Parce que, dit-il, cela constitue une grave violation des droits de l’homme.

 « Nous leur apportons des services…Nous leur donnons des avocats pour leur défense. Ces avocats avec les juristes font des démarches au niveau des tribunaux et la maison centrale pour que ces détenus puissent être jugés. Dans cette optique, nous avons assisté plus de 1500 personnes à travers le pays. Et nous continuions à travers un deuxième volet pour que ces personnes soient situées sur leurs sorts ».

Dans son communiqué, l’organisation internationale Human Rights Watch a aussi rappelé que quatre détenus de l’opposition sont décédés en prison entre novembre et janvier 2020. « Ces décès dans des circonstances suspectes soulève des graves préoccupations et devraient faire l’objet d’une enquête rapide et approfondie » peut-on lire dans le document.

Mohamed Barry

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